méthode de classification
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tudinales , s’aperçoivent vers l’extrémité postérieure du corps :quelquefois ce sont deux stigmates simples ; mais dans leslarves des syrphes et de quelques autres qu’on nomme, àcause de cela , vers à queue de rat, ce sont deux longs tuyauxque Réaumur a parfaitement décrits et figurés dans ses Mé-moires (tome IV, Mémoire 11 , planches 3o, 3i et 3a). Chezd’autres larves, comme dans celles des mouches armées oustratjomes, l’extrémité de l’abdomen se termine par une sorted’aigrette semblable à celle des fleurs composées ( pappus ), àl’aide de laquelle la larve se soutient à la surface des eauxtranquilles, pour y respirer l’air par un mécanisme admira-ble. Swammerdam eu a donné une très-bonne figure à laplanche 3g de sa Bible de la nature. Enfin, chez d’autreslarves, comme dans celles des astres, et à ce qu’il paroît danscelles des conops, l’animal, quoique renfermé dans le corpsd’un être vivant et enveloppé d’humeurs liquides, s’attachede manière à respirer, soit l’air extérieur par une sorte defistule qui correspond à l’ulcère produit par sa présence, soiten adhérant à l’une des principales trachées de l’insecte danslequel cette larve vit en parasite , comme MM. Lâchât etAudoin l’ont observé sur la larve d’un diptère trouvé dansl’abdomen d’une abeille-bourdon.
La forme des larves diffère beaucoup , suivant les genreset le milieu qu’elles habitent. Ainsi, parmi les hydromyes,les tipules terrestres proviennent de larves qui ressemblentun peu à des chenilles sans pattes : elles ont en effet unesorte de tête écailleuse; mais elles diffèrent beaucoup desvéritables chenilles de lépidoptères, au moins par les méta-morphoses, surtout si on les étudie dans les larves des espècesaquatiques. Celles-ci ont à l’extrémité postérieure du corpsdes appendices écailleux , frangés ou lamelieux, qui serventprobablement à la respiration : telles sont les espèces queRéaumur a nommées vers-polypes et qu’il a si bien figuréesdans le tome V de ses Mémoires. Quelques-uns de ces in-