Méthodepour obser-ver leurs ré-volutions Cy-ncdtgues.
228 ASTRONOMIE, L n*. XVIII.
losophiques , n°. 3 < 5 1 . Les tables de M. Bradley remisesà M. Halley en 1718, n’ont été publiées qu’en 174p.(2881 ) Celles dont nous nous servons aujourd’hui pourcalculer les éclipses des satellites de Jupiter, font de M.Wargentin ; il en avoit donné une première édition en1746. (//âta Societ. Reg. Scient. Up/ahenjts ad an. 1741 ),je les ai fait réimprimer en 1759, considérablement aug-mentées par fauteur, à la fuite des tables de Halley ; onen trouvera une troisième édition dans cet ouvrage , d'a-près un nouveau manuscrit de M. Wargentin. C’est à l’ex-plication de ces tables ôt de leur construction, que se réduitune grande partie de ce que j’ai à dire sur la théorie dessatellites de Jupiter.
2882. La première chose qu’on doit faire pour cons-truire les tables , est de déterminer les temps de? révo-lutions ; pour cela on pourroit observer plusieurs fois lemoment où chaque satellite paroîtroit en conjonction avecJupiter ; mais afin que les conjonctions observées de laterre soient les mêmes que les conjonctions vues du soleil,il faudroit choisir pour déterminer les révolutions, lesconjonctions des satellites qui arrivent quand Jupiter esten opposition ; car alors fi le satellite passe au-dessus, ouau-dessous du disque de Jupiter, ( & il en est de même dessatellites de Saturne ), le moment où il répond au centrede Jupiter est celui de la conjonction vue du soleil & vuede la terre. On a encore d’une manière plus facile & pluscommode les conjonctions vues du soleil, par le moyendes éclipses (2917 ) ; car lorsqu’un satellite est au milieude l’ombre que Jupiter répand derrière lui., il est évidentque le satellite est en conjonction avec Jupiter, puisau’ilest sur la ligne menée du soleil à Jupiter. L’incervaìle d’uneéclipse àl’autre sera la durée d’une Révolution synodi-QUF. ( 1173); c’est-à-dire , d’une révolution par rapportau soleil; & ce sont presque les seules révolutions dont onfasse usage. On a soin de comparer entre elles des con-jonctions très-éloignées, pour mieux compenser les inéga-lités des satellites, celles de Jupiter, & les erreurs iné-vitables dans les observations ; on trouvera ces révolu-