24 ° ASTRONOMIE, Liv. XVIII.
second,mais à raison de l’excentricité de l’orbite troubléedu troisième satellite ; enfin les deux autres équations de17 " ôc de yy>" dues à faction du 4 e satellite ; ces cinq équa-tions peuvent produire dans certains cas jusqu’à 1 6' 11",suivant M. Bailly, quantité qui ne diffère pas beaucoup de16^46" de degré ou 1 6' de temps, valeur de l’équation totale. déterminée autrefois par les observations, & qui étoit em-ployée dans les tables de 1759. M. Wargentin en a em-ployé trois dans cette nouvelle édition, l’une de y' detemps, dont la période est de 437 jours, mais dont il n’aréglé la quantité que par l’examen des observations ; lesautres de 5/ ôc de y'de temps, toujours additives , maispurement empiriques, c’est-a-dire, dont la cause n’est pointassez éclaircie , ôc dont la loi n’est ajustée que sur les seu-les observations. II donne à ces équations des périodesd’environ 12 - ôc 14 ans, ôc quoiqu’il convienne que celaparoît peu probable, il le propose en attendant que lathéorie ou l’expérience nous ait éclairés là-dessus. Peut-être , dit-il, l’excentricité de ce satellite a-t-elle quelquevariation à laquelle ces deux équations peuvent répondre.L’équation qui naît de faction du 4 e satellite, suivant M.de la Grange, a une période de 49Ì 14 h 12' environ ; il soup-çonne qu’elle pourroit être la cause des inégalités consi-dérables , ôc des sauts qu’on remarque d’un mois à l’autre,dans les conjonctions de ce 3 e satellite ( 2971 ).
Equation du 2904. On voit par les tables de Halley que dès l’an-quatncme. née 1717 , Bradley avoit trouvé par toutes les observa-tions que f orbite du 4 e satellite étoit elliptique, ôc la plusgrande équation de o° 48', ainsi que celle de Vénus ( 1270I.Avant que ces tables eussent été rendues publiques, M.Maraldi remarquoit en 1732, que les tables de M. Caffinïs’écartoient de f observation de près de deux heures, tou-jours dans le même sens, quand Jupiter revenoit au mêmepoint de son orbite, ôc que cette erreur étoit nulle dansles moyennes distances. Sa première idée fut de diminuer lesépoques des conjonctions de o 1 * y y', qui répondent à o° y o 1 ;au moyen de ce changement les erreurs diminuoient demoitié, devenoient tantôt additives, tantôt soustractives,