Par Roberval.
Paflage deHook.
11 proposede chercherla loi de l’at-traction.
518 ASTRONOMIE, Liv. XXII.
avec la terre ( 31 76) : Hévélius attribuoit au soleil uneforce semblable ( 3017 ).
L’attraction générale étoit sur tout le principe fon-damental du livre que Roberval publia en 1644, in-titulé Ârijìarchi Samiï de mimdi JyJìemate liber ; il attri-bue à toutes les parties de matière dont l’univers estcomposé , la propriété de tendre les unes vers les autres ;c’estpour cela, dit-il, qu’elles se disposent sphériquement,non par la vertu d’un centre, mais par leur attractionmutuelle, & pour se mettre en équilibre les unes avec lesautres.
3 3 80. On volt encore l’attraction mutuelle de tousles corps célestes indiquée dune manière positive dans unlivre du Docteur Hook, ( 548 ) que j’ai cité (2773).« J’expliquerai, dit-il, ( pag. 27), un système du monde» qui diffère à plusieurs égards, de tous les autres, mais» qui s’accorde parfaitement avec les règles ordinaires de» la mécanique ; il est fondé fur ces trois suppositions ; i°.» Que tous les corps célestes, fans en excepter aucun,» ont une attraction ou gravitation vers leur propre cen-» tre, par laquelle, non-seulement ils attirent leurs propres» parties & les empêchent de s’écarter, comme nous le» voyons fur la terre ; mais attirent encore les autres corps
» célestes qui font dans la sphère de leur activité.
» 2 0 . Que tous les corps qui ont reçu un mouvement sim-» pie & direct, continuent à se mouvoir en ligne droite» jusqu’à ce que par quelqu’autre force effective ils en» soient détournés & forcés à décrire un cercle, une» ellipse ou quelqu’autre courbe composée ; 3 0 . Que les» forces attractives font d’autant plus puissantes dans leurs» opérations , que le corps fur lequel elles agissent est plus» près de leur centre. Pour ce qui est de la proportion ,» suivant laquelle ces forces diminuent à mesure que la» distance augmente, j’avoue que je ne l ai pas encore
» vérifiée.Je donne cette ouverture à ceux qui ont
» assez de loisir & de connoissances pour cette recherche ».Cette loi qu’il proposoit de trouver , fut précisémentcelle que chercha Newton ; aussi voyons-nous qu’il cite