po ASTRON O MIE, Liv. XXII.
» parant les périodes des différentes planètes avec leurs» distances au soleil, il trouva que st une puiísarce sem-» blable à la'gravité les retenoit dans leurs orbites, fa» force devoit diminuer en raison inverse du carré de la-> distance ( 3396). II supposa donc que le pouvoir de la« gravité s’étendoit jusqu’à ía lune ôc diminuoit dans le» même rapport, Ôc il calcula si cette force seroit suffisante» pour retenir la lune dans son orbite. II faisoit ces calculs» dans un temps où il n’avoit point fous fa main les livres«qui lui auroient été nécessaires ; ôc il fuppofoit, suivant» l’estime commune employée par les Géographes ôc par« nos Marins, avant la mesure de la terre faite par«Norwood (2632 ), que 6 o milles d’.A ngleterre (2639 )» faisoient un degré de latitude sur la terre ; mais comme» cette supposition étoit très-défectueuse , ( puisque cha-» que degré doit contenir 69 -f milles ), le calcul ne ré-» pondit point à son attente ; il crut alors qu’il y avoit au« moins quelqu’autre cause jointe à la pesanteur qui agit« sur la lune , ôc il abandonna ses recherches fur cette ma-» tière. Quelques années après, une lettre du Docteur» Hook lui sit rechercher quelle est la vraie courbe dé-» crite par un corps grave qui tombe , ôc qui est entraîné« par le mouvement de la terre fur son axe. Ce fut une« occasion pour Newton de reprendre ses premières idéesr, sor la pesanteur de la lune. Picard venoit de mesurer en» France le degré de la terre (2633), ôc en se servant de» ses mesures, il vit que la lune étoit retenue dans son» orbite par le seul pouvoir de la gravité ( 3398) > d’où il» suivoit que cette gravité diminuoit en s éloignant du» centre de la terre, de la même manière que notre au-»teur l’avoit autrefois conjecturé. D’après ce principe,« Newton trouva que la ligne décrite par la chute d’un» corps étoit une ellipse dont le centre de la terre occu-» poit un foyer ; or les planètes principales décrivent aussi» des ellipses autour du soleil ( 1220) ; il eut donc la satis-» faction de voir que cette solution, qu’il avoit entreprise» par pure curiosité, pourroit s’appliquer aux plus gran-» des recherches. En conséquence , ii composa une dou-
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