D u flux & reflux de la Mer. 64.9
fortes de toutes est celui dune syzygie périgée qui arrivedans le temps de l’équinoxe : nous expliquerons encoremieux les phénomènes en expliquant leur cause.
Le plus ancien Auteur qui ait parlé des marées, commel’observe Strabon ( vers les deux tiers de son premier livre ),est Homère ( OdyíT. xn. 10; ), à l’occasion de Charibde;Homère dit qu’elíe s’élève & se retire trois fois le jour ;Strabon pense que le mot rpk a été mis à cause de lafigure poétique, pour le mot <Tk, deux fois j on pourroitcroire aussi qu’Homère étoit mal informé ou qu’il y a eucorruption dans le texte. (Cejîard, Hifi. os ajìron. pag.256, 258 ).
Hérodote en parlant de la mer Rouge , & Diodore deSicile ( pag. 174), font mention d’un flux grand ôt rapi-de; mais fans rien dire de la cause, pSv ìt noxw x * 1 »
Le premier des Grecs qui fit attention à la cause desmarées, fut Pytheas de Marseille ; il avoit été en Angle-terre , comme le dit Strabon, & il avoit dû y observer lesmarées de l’Océan ; Plutarque nous apprend qu’il lesregardoit, en effet, comme étant réglées en quelque fortepar la lune ; il est vrai qu’il ne parle que d’une marée parmois, mais c’est fans doute une faute de Plutarque. Lesmarées du Golphe Arabique ou de la mer Rouge étanttrès-fortes pourroient servir, dit M. Costard , à expliquerle passage des Israélites, dont il est parlé dans l’Exode ch.xiv., sur-tout si l’on suppose qu’un vent de N. E. pouvoitaugmenter encore la chute ou rabaissement des eaux.
Aristote, dans la multitude de ses ouvrages de physi-que, faits 300ans avant J. C., ne parle presque pas desmarées, on n’y trouve que trois passages forts courts àce sujet ; le premier, où il dit qu’il y a un grand flux deseaux qui font vers le Nord ou du côté de l’Ourse ,( Météorol. L. 11. ôum. 1. T. 1. pag. 759. édit. de Gene-ve, 1606 ) ; le second , où il dit qu’on parle d’élévationde la mer réglées fur la lune ( De Mundo , c. 4. in fine ) ;le troisième, où il dit que la marée d’une grande mer estplus forte que celle d’une mer plus petite ( Probl, [e£f. 23 4
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Histoire denos connoifisances.