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Tome troisième.
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Cause

Marées,

íjo ASTRONOMIE,Liv. XXII.

T. 11. pag. 972 ). Nous ne voyons rien qui annoncequ’Aristote se soit occupé de ces phénomèmes au pointd être mort du désespoir que sa curiosité lui causa ; commel’ont écrit S. Justin & S. Grégoire de Nazianze, cités parMoréri.

M. Costard, dans son histoire de l’aftronomie {pag.264 ) observe que les Grecs étoient peu au fait des phé-nomènes de la marée ; puisque Agatharchides qui écri-voit vers l’an 114 avant J. C. croyoit que la marée arri-voit toujours à 3 heures & à 9 ( Hudfon Geog. mm. T.1. pag. 28 ) ; mais de nos jours, M. Richard a bien ditque c’est depuis midi jusqu’à trois heures ( Voy. d’Italie,T. 11. pag. 251); ensorte qu’il faisoit en 1764 la mêmesaute qu’Agatharchides, 114 ans avant J. C. C’est autemps de César, que les Romains instruits par leurs con-quêtes commencent à montrer des connoissances dans cettepartie de la physique ; César en parle dans ses commen-. taires ( L. iv ). Strabon explique d’après Posidonius,que le mouvement de l’Océan imite celui des cieux rqu’il y a un mouvement diurne, un menstruel, un annuel ;que la mer s’élève quand la lune est dans le méridien, soitau-dessus soit au-dessous de l’horizon, & qu’elle est basseau lever & au coucher de la lune. Que les marées aug-mentent dans les nouvelles & dans les pleines lunes , ôídans le solstice d’été. Strabon (L. m. pag. 173 ).des Pline explique non seulement les phénomènes, mais lacause, quand il dit ( L. 11. c. 97 ) : Causa insole lunaque ...ut ancillantes syderi avido trahentique secum haustu maria ,&c. Senèque en parle avec exactitude ( Quœfì. nat. III.28. Quare bonis viris mala accidant c. 1 ). Macrobe, auteurdu 4 e siècle décrit très-bien les mouvemens de l’Océan, àl’occasion de la période de 7 jours ( Somn. Scip. I. 6 ).

Les différentes manières dont on a cherché en différenstemps à expliquer l’effet de la lune fur les marées fontsi peu satisfaisantes, que je ne crois pas devoir même lesindiquer. V. Plutarque , de Plac.pkil. L. 111. c. 17. Gali-lée , de Syfì. mundi , Dial. 4. Riccioli, Almag. n. p> 574 -