778 ASTRONOMIE, Liv.XXIV.
Instrumenspour 1» mer.
Avantagesic cette mé-thode.
& simplifiée ( Fphem. de 1755 à 1764 ) ; M,. le Monnieclui-même paroît l’avoir adoptée ( InJHt. ajlr. pag. 720 , Ob-servations , L. 1. Paris 17 j 1 in fol. ). M. Maskelyne, habile;astronome, de la Société royale de Londres, envoyé àl iste de S te Hélene en 1761 par le Roi d’Angleterre,ayant éprouvé ôc vérifié Pexactítude de cette méthode,l’a recommandée aux Astronomes & aux Marins de la ma-nière la plus pressante dans son livre intitulé, British Ala-rmer s Guide. London, 1763 , iw-4 0 . où il donne des pré-ceptes nouveaux ôc des méthodes faciles pour en faire lecalcul ; enfin on calcule en Angleterre depuis 1767 unalmanach nautique , tel que M. de la Caille Pavoit pro-posé , ôc qui est uniquement fondé sur cette méthode desdistances,
3 976. Les instrumens avec lesquels on peut obser-ver ces distances en mer, ôc fur-tout Postant de réflexions(2458 ) font décrits dans le recueil des machines de l'aca-démie, tom. v 1, dans les transactions philosophiques de1732, ( imprimées en François à Paris, n° 420,425 ) ;dans les mémoires du P, Pézenas ; dans le Traité de Na-vigation de M. de la Caille ; dans l’Optique de Smith ,imprimée en François à Brest ôc à Avignon en 17*57 , &dans deux ouvrages de M. d’Après ôc de M. de Bory, quicontiennent la description & l’usage de Postant de M,Hadley. M. de Charnière a proposé d’y employer un hé-liomètre qui eût plusieurs degrés d’amplitude, ôc qu’ilappelle Mégametre ; il en a fait exécuter qui ont fort bienréussi. Je supposerai donc qu’on observe la distance dubord de la lune à une étoile ou au bord du soleil ; cettedistance, qui est accourcie par les réfractions, ôc modifiéeencore par la parallaxe de la lune , doit être corrigée oudégagée de cette double inégalité, pour qu’on ait la dis-tance vraie r ce sont ces deux corrections qui en font laprincipale difficulté, comme je le dirai bientôt.
3 977 - Cette méthode des distances a Pavantage dene dépendre essentiellement que d’une feule observationde distance ; elle ne suppose pas la hauteur connue avecune extrême précision ; elle dépend très-peu de la décli-