Soo ASTRONOMIE, Liv. XXIV.
ces erreurs dans différentes positions de la lune & du vais-seau ; en supposant encore 2' d’erreur dans l’ascensiotidroite de la lune, calculée par les tables, & z o" fur letemps vrai, il trouve l’erreur entre 3 0 36' & ip° 3', c’est-à-dire , entre 6 2 & 190 lieues marines, ( de 20 au degré).
40 0 0. Dans la méthode où nous employons seule-ment la distance de la lune à une étoile , Pincertitude estbeaucoup moindre. Supposons 4' d’erreur fur la distanceobservée, l’erreur qui en résulte sur la longitude est tou-jours à celle de la longitude que l’on cherche, comme lemouvement diurne de la lune est à 3 6 o° ; c’est-à-dire, dei° 49/ si le mouvement diurne est de 13° lo'f. Cette mé-thode n’exige une extrême exactitude que dans la feuledistance observée ; car, pour les hauteurs de la lune & del’étoiíe, sept à huit minutes d’erreur dans chacune forme-ront à peine un quart de degré fur la longitude. Enfin ,supposant deux minutes d’erreur dans le calcul du lieu dela lune, il en résultera 54/ sur la longitude. La somme deces trois erreurs ne va pas à 3 0 , en les supposant toutes dumême sens. Cette incertitude fera beaucoup diminuée, sil’on peut faire deux observations différentes le même jour.
Enfin c’est l’exp^rience qu’il faut principalement consul-ter fur le choix de ces méthodes : or M. de la Caille ôcM. Maskelyne ont éprouvé long-temps fur mer la mé-thode des distances, ils Pont trouvée la plus exacte, ilsPont adoptée de préférence. Depuis quelques années M.de Charnières & M. de Verdun, Officiers des Vaisseaux duRoi, M. l’Abbé Rochon, & c. qui se font exercés à cesobservations dans des voyages de long cours, ont em-ployé la méthode des distances de la lune au soleil & auxétoiles, & Pont regardée comme la meilleure. II ne nousteste qu’à inviter les navigateurs à en étudier les calculs ,à en acquérir Phabitude, & à rendre cette pratique aussigénérale qu’elle est utile pour la navigation.
Fin du troijième & dernier Volume.
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