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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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i 4 Tr été de U Noblesse,

parlant des Seigneurs qui ont des Châteaux Sc Forteresses, avec Justice.

Quelques-uns ont cru que les Bacheliers étoient ceux qui pofsédoient des Fiefs,Seigneuries, Sc Châteaux démembrés de quelques Comtés, Vicomtés , Baronies &Châtellenies, avec une pareille Justice qu’avoient ces Seigneuries dont la leur étoitdémembrée ; mais avec moins de prééminence que le Banneret.

Enfin , le Bachelier étoit celui qui n’ayant pas assez de bien ni de Vassaux,pour les mener à la guerre à ses dépens, marchoit & combattoit fous la Bannièred’autrui, conune l’explique Jean du sillet, & tâchoit de mériter le titre de Ban-neret en augmentant la gloire qu’il s’étoit déja acquise ; Sc qui, pour être tropjeune , étoit considéré comme un Novice , incapable de recevoir fi-tôt la qualitéde Banneret de la main de celui qui présidoit à ses actions.

Nous aporterons à ce propos, que le Roi Charles le Sage ayant donné la Lieu-."tenance générale de son Armée à Bertrand du Guefclin , il s'en voulut excuser, ditFroissard , parce qu’il n’étoit que Bachelier : surquoi ce Prince lui témoigna pu-bliquement , qu’il vouloit que les Grands lui obéissent.

François la Louette, Bailly de Vertus, en son Histoire de Coucy , fait fur cesujet une division plus ample. Il dit qu’il y avoir des Ecuyers, des Bacheliers,des Haubergiers, des Bannerets, & des Lanciers, selon la diversité des lieux où ilsétoient destinés, Sc des Armes qu’ils dévoient porter : car les uns s’armoient d’unécu , Sc les autres d’un halecret, ou d’une armure de maille qu’on apelloit haubertou haubergeon ; d’où vient que quelques Fiefs sont qualifiés du nom de Haubert.Antiquités Ces Bannerets & ces Bacheliers commencèrent à être dans l’oubli, durant les di-& origines visions & les diverses factions de ce Royaume , sous Charles VII. qui fit les Or-tie Bourgo- donnances de gens de cheval. Aussi Charles Loifeau raporte que les Rois ont re-de*Pierre^" tranc ^ aux Seigneurs la licence de faire la guette de leur propre autorité, parcede Saint- st ue àst un des attributs de la Souveraineté. Et ce qui fait négliger la qualité dcJulien. Banneret, c’est qu’ils ont perdu le commandement des Armées, ait du Moulin »art. i.

C’étoit néanmoins une três-belle milice , à laquelle tous les hommes braves Sccourageux aspiraient, comme à un degré peu inférieur à celui des Officiers de laCouronne : Sc ils en prenoient la qualité conjointement avec celles de leurs Char-

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L’Ecuyer étoit le dernier étage des Nobles ; car souvent les Ecuyers étoient à kfuite des Chevaliers Bannerets & des Bacheliers, portans leurs écus. C’est de ceport d’écus qu’ils ont tiré leur nom , étant apellés Armigeri , ScHtiferí, ou Sen-

tant.

Les Gascons apelloient les Ecuyers, Damoiseaux ou Damoisels, par allusion ìde petits Seigneurs, & pour les distinguer des autres qui étoient plus relevés, &dont ils étoient inférieurs.

Les Ecuyers portoient encore dans les Tournois l’écu de Chevaliers: dequottraitent Claude Fauchet liv. i. des Chevaliers chap. i. Pierre Pithou en son His-toire des Comtes de Champagne & de Brie pag, ;o§. Charles Loifeau en son traitedes Ord»s chap. & Mr. Ménage en ses Origines Françoises.

Enfin les Ecuyers a voient sous eux des Pages , dont le nom, selon Claude Fau-cher , signifie petit Sc jeune. Les uns alloient à cheval : Sc les autres allans à pied,ont été nommés, díç-il, Laquets ou Naquets.

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