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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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de fes dtjferentes efe ce s. 2,5

C H A P I T R E X.

Dt* Gentilhomme de quatre lignes.

S I le nombre de quatre est misterieux, selon le Prophète Ezcchiel, on peut croire fades ho*que cela a fait naître la pensée à Denis d’Halicarnasse, de dire que le nombre de minis &fa-quatre lignes est parfait, & qu’il furpasie tous les autres : Quadrants in omnibus, s'" Lcomsid ejl perse [lus , gr omnibus numeris abfolutus. De-là vient auísi que parmi les Noblesles quatre lignes sont des symboles d’une Noblesse excellente. quatuoi fa -

L’Ecriture Sainte nous represente diversement la maniéré de faire une preuve de Gé- c.es amaníaéalogie , soit longue , ou courte. Car Saint Mathieu & Saint Luc Evangélistes, Buvis à fi-décrivans la naissance temporelle de Notre-Seigneur Jesus-Christ , celui-ci remonte n, ( lris ipf°~dans la ligne directe jusques à Adam notre premier Père, & méme jusques à Dieu; '“"à-sauts& celui-là se contente de commencer à Abraham, parce qu’ilétoit père des Croyans. ^qmu.su-Ils n’ont point parlé des femmes, sinon de Thamar , Rahab, Rush, & Bersabée , ,-cr ipfinuraqui ont produit des enfans hors mariage ; nommant celles-ci pour des raisons parti-

culières. ^vwl'ylìi'

II se trouveaussi plusieurs titres dans les Généalogies ordinaires, qui font mention ha s car , useulement des noms propres des femmes, & non de leurs surnoms. Quelques-unes antiqmta-ont pris souvent les surnoms de leurs époux, à cause de l'union qu’elles ont a vec tesRomavœ.eux : & parce que selon la Loi, Semper fexus masculinus etiam fceminìntim continet. Lue ‘ J' ^C’étoit l’ancien usage en Angleterre, que les femmes ne prenoient point d'autressurnoms, que ceux de leurs maris : elles n’avoient aucune communauté de biensavec eux , ni aucune propriété de meubles : leurs habits mêmes n°en étoient pas ex-ceptés , comme le raporte Monsieur Chamberlayn. Cette coutume étoit prise de Edmar duscelle des Normands. cbamber-

Quelques-uns remontent au-dessus des quatre lignes ou quartiers, faisant voir , iayn de fia-

patrem , avum , proavum , abavum , atavum nobiles , & ujque ad majores. Selon tu

cette suputation, ils raportent au père & à l’ayeul les quatre quartiers, au bisayeulles huit quartiers , au trisayeul les seize , au quart-ayeul les trente-deux , & auxmajeurs les soixante-quatre. Cette multiplicité de quartiers, est de l’invention desAllemans & des Flamans, qui ont affecté également la Noblesse paternelle & la ma-ternelle , pour s’en parer aux Tournois, en leurs Obsèques , & dans les Preuvesqui se sont pour être reçu dans les Chapitres des Eglises, ou dans les Ordres militai-res. Cela semble inutile lors qu’il ne s’agit que de la Noblesse de quatre lignes : Maisen d’autres rencontres, on peut remonter au plus haut qu’il est possible , dans la li-gne de fa propre famille , comme il s’observoit aux anciennes preuves de Noblesse denom & d’armes ; parce que l’on en avoit les titres & les enseignemens, qui man-quent souvent du côté des femmes.

II se remarque par un titre de l’an 1350. que l’on prouve la Noblesse de quatrelignes par trois degrés au-dessus du principal quartier : prenant quatre témoins enchaque ligne, & les lignes du côté de père & de mère.

La confirmation des privilèges de l’Eglise des Chanoinesses d’Andaine, faite par Verbasu-.i -Philippes Archiduc d’Austriche, contient ces termes : Çhte nulle l amoiselle ne peut dathmhf.c-être reçue en icelle Eglise, fi elle n ejl soutenue , cfi réputée noble femme de quatre côtes,de pere er de mère , procréée en léal mariage , dr d la réception d’icelle le convient ainjì pi n ijpp HI/ fcertifier & jurer par fes par ens&fes amis qui soient Nobles. Cette Noblesse devoit être pucem au-attestée par sept Gentilshommes. fi'ia.

Monsieur du Fresne du Gange, dit ingénieusement que les quatre Cierges a'.moi- Enscscom,