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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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2. ç, Traité de la, Noblesse t

mertaires ries qui se mettent aux quatre coins du Cercueil d’un défunt, & que mainteftant parfur l'Hiil. abus l’on augmente, font une représentation des quitte lignes ; & que ces Ciergesdu Sire de Revoient être portés par les plus proches du lignage.

Joinviik. Il ajoute ces mots, tirés d’un ancien Cérémonial manuscrit : Et par les Armes ,eP par ceux qui portent les armes pour accompagner le cercueil du défunt, ejì connu lesquatre lignes , dont efl descendu ledit défunt ; & par t ancienneté qu'il a selon le lignitege des quatre lignes , il doit être honoré. Car, quand un homme u pris ligne de quatrelignes , & de la maniéré susdite, il fe peut dire Gentilhomme , & que la Noblesse luiapartient. Et fe un Noble homme d’ancienneté efl issu d'Une Race de quatre lignes,non Noble ; c’efl a savoir de celle de Lefle , & de Sufelle , & de Aíére , il ne devroitplus fè nommer Gentilhomme : & pour cette cause tout Noble doit dejìrer k foi marier knoble lignée ; car s’il ne tombe k telle faute, fa lignée fera toujours dite Noble, quelquechose quellefajfe ; combien le Noble homme , de fa nature doit faire de nobles œuvres ,ou il fait honte k fa famille.

Selon ce sentiment, la Noblesse des femmes doit accompagner celle des mâles : &il faut que la mère, Payeule , & la bifayeule, soient de condition Noble pour don-ner la perfection & l’àccomplissement des quatre lignes au Gentilhomme qui affectece rang.

Plusieurs Maisons nous fournissent des exemples, comme les quatre quartiers oulignes fe réduisent à ceux de la mère, de l’ayeule qu’on appelloit Lefle } & de labifayeule ou Sufelle , avec les propres armes de celui à qui les quartiers ont du.ra-port : ce qui comprend le père, l’ayeul, & le bifayeul, avec leurs femmes.

L’an 1474. aux Obsèques de Jean Sire de Créquy & de Canaples, Chevalier dela Toison , l’on y voyoit les écus de Créquy , de Roye , de Havequerque , & deBethune. Ces quatre écus representoient le mariage de Jean Sire de Créquy son père,& de Jeanne de Roye sa mère, célébré l’an 1386. & faisoient connoître qu’elle étoitfille de Jean de Roye , & de Jeanne de Bethune, ses ayeuls maternels : & que JeanSire de Créquy étoit fils d’un autre Jean & de Jeanne de Havequerque , ses ayeulspaternels, mariés Pan x 3 66.

L’Epitaphe de Jean de Croy , & de Marguerite de Cracn, qui est dans l’Abbaye,de Saint Bertin à Saint-Omer, nomme ainsi les quatre lignes ;

Croy , Renty, Picquigny & Brimeux ,

Priez, pour l'Ame du Chevalier Preux :

Craon , Flandre , Chafltllon & Coucy,

Donnez, obsèques k la Dame qui gît ici.

Les quatre lignes fe representent par les huit quartiers, parce qu’on assemble PE-poux & l’Epouse deux à deux ; c’est-à-dire , que les quatre Bisayeuls & les quatreBifayeules composent les quatre lignes. Ce Jean Sire de Croy mourut à AzincourtPan 1415..il étoit fils de Guillaume Seigneur de Croy , de Renty , de Seninghen,& d’Araines, qui mourut en Mars 1384.

11 y a une attestation du 6. Juin 1644. d'Anne de S tain ville, Dame & Doyennede P Eglise Collégiale & Séculière de Saint Pierre de Remiremont, qui contient queles armes de Lénoncourt, d’Haraucourt, de Ghoifeul & de Ray, font celles queMadame Phileberte de Lénoncourt a portées pour ses signes, &qui ont été jurées &reçues en cette Eglise, lors qu’elle prit possession de fa Prébende.

Emond du Boulay en son Cérémonial, raporte de la même sorte, les armes, lesquartiers & les bannières qui furent portées à la pompe funèbre faite à Nancy pourClaude de Lorraine Duc de Guise, 8 c depuis pour Charles II. Duc de Lorrains»