(gr de Jès diffèrent es espèces. ^
sance quelque basse qu’elle puisse être , n’intéresse point les droits 8c les qualitésque la condition du père acquiert aux enfans.
La loi que firent les Egyptiens fur ce sujet, étoit très-raisonnable : Personne n’é-toit parmi eux estimé illégitime, quoique fils d’une femme serve ; parce que le pèreest 1’auteur de la génération , & que la femme ne fait que prêter le domicile & stali-niens à l’enfant. Solum enim dicebant patrem effe generis authorcm , matrem nutrìmcn-ttítn cr locum infanti tantttm prœbere dicebant , dit Diodore Sicilien.
Cet Auteur & Justin parlans de Séleucus, reportent storigine du père ; & Cicé-ron en son Livre des Offices, fait procéder toute la gloire des enfans, & tout st hé-ritage qu’on apelle patrimoine, de la part des pères : Optima hareditas à patribustraditur liberis , omnique patrimonio praflantior gloria virtutum rerumque gestarum.
Dieu même qui établit la Loi par Moïse, priva les filles de la succession de leurspères , tant qu’il y auroit des mâles. Adfilios Israël loqueris hac. Homo cum mortuusfuerit abfque. filio , ad filiam ejtes tranjibit hœreditas. Cette loi fut continuée après ledéluge : car les seuls enfans mâles i'uccédoient aux biens de la famille ; & les fillespa(soient en d’autres Maisons par leur mariage , fans succéder à leur père & à leurmère.
‘Justinien m’aprend qu’en Arménie , les filles étoient excluses de la succession pa-ternelle. La même loi s’observoit chez les anciens peuples de Franconie, de Turinge& d’Angleterre. Les mâles font aussi la force de l’Etat, comme le cœur fait la forcedu corps.
Ulpian écrit fort à propos , que la femme qui semble fiiire le commencement desa famille en produisant des enfans, en est la fin ; parce que les enfans ne suivent pointla famille de leur mère ; mais celle de leur père, dont ils portent le nom & les armes.De même, la glose de la Pragmatique-Sanction n’admet que la Noblesse paternelle,& dit que celle-là est impropre qui est tirée du côté de la mère.
Et pour témoigner la grande différence qui est entre la Noblesse paternelle & lamaternelle, la femme non-noble qui est mariée à un Gentilhomme, est anoblie ;parce que l’honneur & la révérence qui est dûë au mari noble , passe à la femme : &íì une fille naturelle épouse un mari naturel & légitime , elle deviendra légitime parce moyen : mais le mari non-noble ou bâtard n’est jamais anobli ni rendu légitimepar la femme noble ou légitime.
On en excepte seulement celui qui épouseroit une Princesse Souveraine , commeécrivent Menochius, Florentin Therriat, & Thomas Amarito ; parce que, di-sent-ils, Principijfe lateri adharet, & que la loi a donné aux femmes de cette condi-tion , le privilège d’anoblir & d’affranchir , tum q lege mttlier habet nobilitatis & Ii-bertatis privilégia.
CHAPITRE XV.
Diodor. Si-culustib.il.Bibliotheca.]ust. l,b. 15.Cher. I. 1.de offìcìis.Num. c. r>7»v. 8.
Novel u
lit leg. pro -aune. (T.mu •>lier ff. de•vcìb.fignif,Mulier fa-mil. su a ca-put est &fin.
One la Noblesse paternelle efl plus éclatante 1 quand elle ejl jointe a la maternelle.
L A Noblesse d’origine vient du père ou de la mère , ou des deux ensemble. Pourla paternelle, on dit communément que l’homme seul anoblit. Mais la No-blesse de celui qui est issu de père & de mère Nobles, est estimé la plus pure. Lemélange du sang roturier laisse toujours des taches dans une famille Noble. Tousles biens qui lui en peuvent venir , ne font point comparables aux avantages d’unenaissance illuQre. La vertu qui est inséparable de cette naissance, lui donne de l’é-clat & inspire du respect & de la vénération à ceux qui la considèrent. Il sembleque les François se contentent de la condition paternelle 'quoniam vir ejl caput rnulie-
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