d i Traité de U Noblesse ,
t U : àccordri ; necnon ìpfia fioanna hxredefique & fiuccesores fui ac j>*stert, féodal refyêìfcoda nobilia, jurifidittiones alfas > médias & bajfas , dr altos quofcunque honores acqui*rere dr tenere libers fient ceteri nobiles Regni noflri pradiSli , ac fi ab origin'ts initio prœ-fat a Joanna parentibns nobilibns procefiìffet , mnobstantibsts quibuficunque constitutioni-.bus dr consnetudinibus , ordinationibus faclìs vel faciendis, feu aliìs defeílibus qnos drqnas, ex nostris certa ficientia & gratta finpradiEhs , totaliser abolemns dr quajfamus ,fiupplentes omnem defettum fi qttis extiterit in pramijfis propter omijsas folemnitates qua\lefcunque. Et ut pramijsa perpétua firmitatis robur obtìneant , prafientes litterassigillér.ostri fecimus appenfione muniri. Salvo in aliis jure nostro -dr in omnibus quolibet alieno.Datum in domo Regalis-Loci juxta Compendium , anno Lomtni 1362. menfie fiunii ;Per Regem ; Collors.
L’on remarque pareillement que Jacquette fille de Jean Corald, Citoyen de Nis-mes, & femme de Pierre Lacquier , fut anoblie au mois d’Août 1388.
Quoique les Bourgeois de Paris aient des privilèges qui équipollent en quelquemaniéré à la Noblesse , néanmoins plusieurs se sont fait anoblir ; comme Jean Cul-doë Seigneur du Mesnil-Aubry , originaire de Paris , en Décembre 1363.
Il y a des Lettres qui expriment qu’il n’y a que la ligne masculine d’anoblie^C’est ainsi que Odard Pigon de Blois fut anobli avec fa lignée masculine, au moi;d’Août 1393.
Il y en a qui expriment que l’anobli est sorti d'un père Roturier & d’une mèreNoble. Par Lettres données à Paris en Juillet 1340. Durand de Pibrac bien qu’ilfût né d’une mère Noble & sorti d’un père non-Noble , fut décoré du baudrier deChevalerie. Sa postérité procréée & à procréer sut aussi anoblie:A il lui étoit permisde posséder des fiefs Nobles, jusqu’à la valeur de trente livres tournois de revenu ,fans payer finance. Pierre Befanne de Reims Noble en partie, De nobilibus ex parteortus parentibus , l’expose dans ses Lettres de Noblesse données à Troyes en Novem-bre 1439.
Jean Grégoire dit la même chose dans ses Lettres de Noblesse du mois de Juin1442.
L’on déclarait aussi que l’on n’étoit point sorti de pareils Nobles, en avouantla roture.
On voit des anoblissemens avec la postérité en droite ligne. Ce fut de la forteque le Roi Louis X. dit Hutin anoblit Ponce le Roi, Seigneur du Château deCortone , de Vachères, & en partie de Maroyoles, du Diocèse de Nismes, avecses héritiers lortis ou qui sortiraient de lui en droite ligne ; avec la clause , qu’ilspouvoient être faits Chevaliers. Donné à Senlis l’an 1315.de 1. jour de Juin* 1Signé J. de Lospital.
jncepto die Anoblissement, manumission , liberté, & affranchissement ensemble , obtenli5 - ttiuiii p ar Robert Maynier le 1 r. Septembre 1354.
‘tí-lérs" Ainsi Jean de Nesnes de Château-Thierry fut affranchi, eut la manumission , &Iclìmì °de f ut anobli par Lettres du mois de Janvier 1404.
Sucffone Anoblissement d’un père, & de son fils naturel légitimé. Ainsi Jean Marie &5cterho ip- Guillaume Marie son fils naturel légitimé, surent anoblis en Décembre 1389.
I‘ uí - U y a un exemple, qu’une femme a été anoblie & ses enfans, & légitimée en mê-
me teins. Car Jeanne de Villepinte fille naturelle de Maître Pierre de Castre, Ta-vernier du Roi, & femme de Maître Renaut Frérot, premier Médecin du Roi-,fut légitimée & anoblie.en Juillet 1382. & ses enfans aussi anoblis.
Les enfans de ceux qui font anoblis par privilège de Ville , ou autrement, fteS\ avant que le père fût en Charge , ne participent pointa la Noblesse; il.n’y a que
ceux qui font nés depuis : & par précaution l’on emploie souvent dans les Lettré