ft) de fes dìjferentes ejpeces. 63
ide Noblesse cette clatife , pour les enfans nés çr k naître. Les preuves que j’en aisent fans nombre.
U y en a d’anoblis en vertu de l’Edit des Privilèges des Sécretaires du Roi, quinéanmoins ont obtenu des Lettres particulières par abondance de droit.
L’on volt des Lettres de Noblesse à deux visages, & on les obtient souvent pourfe prévaloir d’une Noblesse qu’on n’a point, & qu’on ne fçauroit prouver , ou pours’infinuer dans une famille éteinte dont on reprefente l’anobliffement. Cela fe faitaussi quand on allègue que l'on a perdu fes Titres, & qu’on ne les peut recouvrer ;Sc de peur de ne pouvoir jouir de cette Noblesse, au lieu de fe maintenir absolumentNoble > on fe fait déclarer nouveau Noble entant que de besoin ; ce qui est très-fufpect , fi ce n’est que la preuve en soir faite dans les formes : & il n’y a guèred’aparence de fe dire Noble ancien Sc nouveau tout ensemble , en faisant revivre lesiécle de Noé ou de Janus, comme si on avoir vû deux âges : C’est pourquoi sou-vent on fait opter une de ces deux clauses, lors de la vérification de ces Lettres.
Jean du Loir sieur de Martainville, obtint du Roi Henry IV. une Charte à deuxvisages, par laquelle il fut maintenu & confirmé en la possession de Noblesse ; parceque fa Maison avoit été saccagée. Cette Charte donnée à Paris au mois de Novem-bre l’an 1597. fut enregistrée à la Chambre des Comptes le 10. Mars 1398. & à laCour des Aides de Normandie le 26. Février 1603. pour jouir du privilège de No-blesse , comme de nouvelle concession.
Plusieurs anoblistèmens font fondés fur la perte des Titres, par incendie, ou pil-lage des maisons.
C’est de la forte qu’est conçû l’anoblissement de Nicolas le Forestier , donné àParis en Mars 1613. car il expose que les Titres de fa Maison avoient été perdus dutems des Anglois, & qu’il étoit fils d’Estienne le Forestier sieur de Septel, celui-ci:fils de Gilles, fils de Guillaume , fils de Robert le Forestier.
II y a des Lettres de Noblesse transférées d’un beau-pére à son gendre, ou d’unonde à son neveu.
Claude Blaudoiiin demeurant à Rouen, fut anobli en Juillet i> 5 i 8 . au lieu deJacques le Vasseur son beau-pére , qui ne voulut point jouir de la Noblesse.
II y en a qui disent anciens Nobles, & qui obtiennent des Lettres pour êtremaintenus dans cet état : mais il s’en trouve qui ont des collatéraux anoblis ; ce quiest une contradiction manifeste. Entre les exemples des premiers , j’en raporteraiun tout au long donné en Janvier 13 3 8. par le Roi Philippes VI. Il est tiré d’unRegistre de la Chancellerie , en ees termes.
Philippes par la grâce de Dieu Roi de France. A tous ceux qui ces Lettres ver-ront , Salut. Comme Bernard de Serdeville de Toulouse, & Nicolas de Serdevilleson fils, nous ayent humblement íuplié que jaçoit que pour Nobles se soient tou-jours portés & maintenus. Nous pour réfraindre aux actions de controverse , quifur ce , a eux & à leur postérité née & à naître , pourroient avenir en conservantleur Noblesse, & amplifiant icelle vousissions anoblir & affermer pour Nobles euxSc leurdite postérité, & les faire maintenir & garder en toutes franchises, us & li-bertés , en quoi les autres Nobles de notre Royaume font traités &. maintenus, &les mettre en la Compagnie des Nobles de notre Royaume ; Sçavoir faisons queNous qui toujours voudrions chacun garder & maintenir en fa Noblesse, liberté &franchise, inclinans à leur fuplication , considérant le bon raport & témoignage faità Nous par plusieurs dignes de foi croyables, en amplifiant, déclarant & confirmantleurdite Nobleffè , iceux Bernard & Nicolas son fils , & leurdite postérité née & ànaître , mâles & fémelles, Avons anobli & par la teneur de ces Lettres de certainescience & grâce spéciale r Sc de la pleine notre puiíïànce Royalle, anoblissons &.