de Jès dijferentes ejpeces. 153
Monsieur de Befons Intendant, ayant fait la recherche des faux Nobles danstette Province par ordre du Roi, l’égard qu’il eut à la Noleífe des Capitouls esttout public : il ne fit nulle difficulté de déclarer Nobles par ses Jugemens tous ceuxqui purent montrer qu’iis defcendoient d’un Capitoul, fans en exiger d’autres preu-Le Roi même en considération de la fidélité inviolable que l’Hôtel de cette
ves.
Ville a toujours eue pour le service de Sa Majesté * Se des Rois fes prédécesseurseut la bonté de décharger de l’Amende par un Arrêt de son Conseil du 19. Avril1669. tous ceux du Corps des anciens Capitouls qui pouvoient l’avoir encouruepour avoir pris la qualité de Nobles après l’avoir perdue par des actes dérogeans àNoblesse.
Jean Chenu en ses Antiquités de Bourges, & Mr. Catherinot de Coulomps enfes Mémoires , font mention que le Roi Charles VII. par fes Lettres données àPézenas en Mai 1457. permit aux Habitans de Bourges de tenir des Fiefs & des ar~riére-fiefs comme Nobles, & les exempta du Ban & de l’Arriére-ban. Le RoiLouis X I. anoblit le Maire , & les douze Echevins de la même Ville , par ses Let-
prifonniercn Espaghed'une part,& le Royd'Angle-terre d'au-tre part ,CapnvliumIhihiììumRégi* ta bitl'uhfi &■iub 111 b tRcg. desConseils.Des. Mai-re et DESEschevjksDE BoUR,-
tres patentes expédiées à Senlis, & à Hermenonville en Mai & en Juin 1474. ente- er.s.gistrées à Paris en la Chambre des Comptes le z6. Août 1475.
Ce privilège fut confirmé par autres Lettres d u Roi Charles VIII. datées deParis en Avril 1491. mais il réduisit les Echevins à quatre : 11 ordonna que le Mairedevoir être natif de Bourges, & que leur Noblesse feroit révoquée, si eux & leurpostérité saisissent des actes dérogeans,- comme le commerce &r trafic de marchandise,
& s’ils exerçoient l’Office de Notaire ou de Procureur, suivant la disposition de la-Loi 3. de commerciis & merc at or ib h r ; Ced.
Le sujet de cettj réduction des Echevins à quatre , fut que la-Ville avoir été au-trefois gouvernée par quatre Prud’hommes, & qu’il y a quatre quartiers, Bour-bonnois, Oron , Saint Sulpsee , & Saint Privé. Sa Majesté jugea auffi qu’au ma-niement des affaires publiques, le grand nombre des personnes n’aportoit d’ordinai-re qu’une diversité d’opinions, ou des-irrésolutions, comme dit Horace^
Segnìus expedimt commijfa negotìa plures ».
Ces privilèges furent révoqués par le Roi Louis X FIE à 1*égard dè ceux qui enjouissaient depuis trente ans. Mais ils surent rétablis à la sollicitation de M c . Clau-de Biet Maire de la Ville de Bourges.
Le même privilège de Noblesse fut aussi révoqué en partie Fan t <566. mais depuisil a été rétabli à la sollicitation de Clément Agar de Roziers , qui a été maintenuainsi que fes Successeurs, en la Noblesse de la Mairie, en exerçant quatre ans aulieu de deux.
11 est vrai qu’il a éré dit par ce dernier rétablissement, que des quatre Eche-vins, il y en auroit un qui feroit Marchand,. & qui ne participerait point àla Noblesse.
Cette Noblesse a été si estimée, que Jean Babou Seigneur de la Bourdaisiére,-étant fait Chevalier du Saint Esprit l’an 1594. tira son origine Noble des Archives-de la Ville de Bourges, & fit voir qu’il defeendoie par Philebert Babou Trésorierde France, dè Laurent’Babou son Bisâyeul, qui avoit été Echevin.
Les Bourgeois de Bourges avoient un-autre privilège qui.étoit un Ordre de Che-valerie & de Fraternité, nommé de la Table ronde , institué au mois de Mai 1486scompofé de quatorze Chevaliers & d’un Chef. Ce nombre fut augmenté de vingt-quatre Chevaliers en Mai 149.9» Ils s’assembloit en l’Eglise des Carmes a Bour-ges , & en celle de Notre-Dame dé Salles, Le premier de ces Chevaliers fut Jean de:Gucharmois reçu l’an- 1486. & Jean Lasemant en 1487. celui - ci étoit Receveur