dcs Comp-te,-.
CeRegist.qui m'a étécommuni-qué parM.de Viond'Herou-val , com-mence parces mots ;1 'empareVomíniGittdonisBaudeti , &le ch.est in-titulé CertaFranchisadata Mar-garetie deFriqueàt
& l'jllS pof-tiniali.
148 Tr dite de la "Noblesse ,
nant qu’iî e‘o:t'pîrrms à tout homme de s’avouer Bourgeois du Roi eh Champagne--& Bne, en faisant les soûrnisiïons requises, qui croient de se presenter devant le JugeRoyaì de la Ville ou l’on deíìroit être Bourgeois, & en la présence de deux ou troisnotables témoins, promettre d’y acheter une maison dans l’an & jour ; en donne?caution , & en passer un Acte.
Il étoii encore porté que le Bourgeois & fa femme dévoient faire résidence actuelleau lieu de ia Bourgeoisie , pour le moins depuis le jour de la Fcte de Toussaints, jus-ques à la Saint Jean-Baptiste, s’ils n’étoient empêchés par maladie, pèlerinage, ouautre légitime empêchement ; & il leur étoit permis de s’absenter depuis la Fête deSaint Jean-Baptiste jusques à la Toulìaints, pour faire la récolte de leurs foins, deleurs moissons, & de leurs vendanges : mais s’il étoit possible, ils se dévoient trou-ver en leurs Bourgeoisies aux Fêtes solemnelles de l’année.. -
Si quelqu’un après avoir été reçu Bourgeois, y vouloir renoncer , il étoit tenude payer les charges ordinaires & les droits de Jurée, au lieu de/on premier domicile;nicme en celui de la Bourgeoisie, avant que de s’en séparer.
U y a un exemple considérable de cette Bourgeoisie , dans un registre de la Chah-,cellene. Marguerite de Freignecourt femme de Jean le Mossu Clerc , & mèrede Maître Mile de Freignecourt Maître des Comptes, exposa au Roi Philippes VI.qu’elle étoit née d’une mère Noble ; mais qu’en prenant la succession de son nièceroturier, elleavoit renoncé à sa Noblesse, selon la Coutume du pays ; de sorte qu’onpouvoit lui demander la Jurée , si elle n’avoit un Clerc pour mari : c’est pourquoielle luplioit le Roi, qu’il lui plût l’affranchir avec sa lignée. Sur cela ce Prince man-da au^Bailly de Vitry de s’informer diligemment du fait, ensuite dequoi, considérantla Noblesse dont Marguerite de Freignecourt étoit descendue de par sa mère , j& lesservices que son Oncle lui avoit rendus, il l’assranchit, Sc voulut qu’elle fût quittede toutes les Jurées, tailles, exactions, & autres servitudes qui se îevent surhommesSc femmes de Jurée : il voulut aussi que ceux de fa lignée fussent francs Bourgeois, Scfranches Bourgeoises du pays de Champagne Sc Brie , fans que pour cette grâce ilspayassent aucune finance. Ces Lettres données à l’Hôpital de Mézy lez Vilíeneuve-Saint-Georges, l’an 13 37. au mois de Mars ; par le Roi, signé F. de Molins. Visa,n Caméra Computorum, & ibidem expedita. Signé, Vifirebec.
11 se remarque encore par plusieurs Jugemens, que ceux qui étoient sortis de per-sonnes franches, se prétendoient exempts des droits d’entrée, qui se payoient dans lesvilles de Champagne.Cela est justifié par une Sentence du Vendredi 2 3. Janvier 1539,de Girard Roussel Prévôt de Châlons, & des Echevins de ce lieu , du te m s de Ro-bert Cardinal de Lénoncourt Evêque & Comte de Châlons , Pair de-France : parune autre Sentence du 3. Septembre 1593. des Elus de Troyes transférés à Châlons:Et par un Arrêt de la Cour des Aides de Paris, du n. Août 1595. concernant leshabitans de Beaufort, par lequel il est ordonné qu’il seroit informé de la franchise dsceux qui prétendoient s'exempter des droits d’entrée de la ville de Châlons.
II seroit à souhaiter qu’on donnât au public les filiations Sc les preuves de toutes lesMaisons Nobles du Royaume, avec autant d’exactitude & de pénétration, que Mes-sire Louis-François le Févre de Caumartin Conseiller d’Etat ordinaire , ci-devantMaître des Requêtes, Sc Intendant de Justice en la Généralité de Châlons, a mis aujour celles de la Noblesse de Champagne. C’est un Ouvrage où l’on remarque clai-rement la différence qui doit être entre les Nobles de cette Province > & ceux quiaspirent à leurs privilèges, en vertu de l’usage local 8 c de la Coutume. Aussi lorsqu’il le présenta au Roi, Sa Majesté en témoigna fa satisfaction par un éloge qui lui«toit justement du.