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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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i;8 Traité de la Noblesse ,

ï>'iodor.$ìc. privilège singulier d’exëmption de tous péages, tributs & autres droits, pour lui teà4> c.r.4. pour 5 a Race. Ceux qui en ont parlé , l’ont comparée au privilège que les Ro-mains donnèrent pour récompense aux descendans de Thimaíttheus Capitaine desLipariens.

Mémo- Les Lettres accordées à Eudes le Maire, font données à Estampes au mois deri.mx de la Mars l’an 1085. dont voici le texte : Notum ficri volumus tam prœsentibus quantrC f at!!r ‘ s - quod Odo Aíajor de Chalo , nutu divino , concejfu Philippi Franciœ Régistes ^ ctijus famsdus erat, ad sepalchram Dornini perrexit , qui sínsoldum filium suum çfiquinque fiìias suas in manu fi cujìodia recepit fi résinait ; concejfit quoque jínsoldo fiquinque prœfatis sororibus fuis , Odonis filiabus, pro Dei amore , fi fola char isatisgratia fi sanbti Sepulchri reverentia ; quod fi hœrcdes mafculi ex ipfìs exifientes , ftp mi-nas jugo fervitutis dctentas matrimonio daxerint, liber abat fi a vincalo servit utis ab-solvebtit, fi vero servi Régis fœminas de genere h&redum Odenis maritali lege duxijfcnt,ipfœ cam hœredibus fuis de servìtute Régis ejfent : Rex autem hœredibus Odonis & eo-rum hœredibas Aíajoriam suam de Chalo, (s homincs suos cufiodiendos in Feodo con-cejfit , ita quod pro nullo famalorum Régis , nifi pro solo Rege suflitiam facerent , fiquod in tota terra Régis nullam confiuetudinem prœjìent , &c. On entend par le mot deCoutume , le tribut ordinaire qui se levoit en ce tems.

II est austì parlé de ce privilège dans les registres de la Chambre des Comptes, fousle régne de Philippes le Bel.. Ils portent que le Roi Philippes I. donna à tous leshoirs & descendans de Chalo Saint-Mars l’exemption des péages, acquits, barages,travers, pontenages, & autres droits & tributs quelsconques , tant par eau que parterre, soit qu’ils fussent dûs au Roi, ou autres Seigneurs subalternes ses Vassaux &Sujets, posscdans les mêmes droits , 2 cause de leus terres & Seigneuries. Que tousces privilèges étoient compris dans une Chartre autenrique , ou dans une vieille at-testation de trois Abbés qui a voient reconnu avoir vu autrefois l’original qui les con-tenois , Sc que cela s’étendoit aux descendans des descendans d’Eudes le Maire ininfinitum , en quelque branche que ce fut, soit fils ou filles.

Reg.de la Lc même privilège fut confirmé par le Roi Jean , par Lettres de l’an 1350. quiChambre contiennent qu’André Abbé de saint Magloire , Asselin Abbé de saint Victor , &des Comp- Thibaut! Abbé de sainte Geneviève , attestèrent par leurs Lettres avoir vû celles dutcS- Roi Philippes I. portant concession des privilèges dont j’ai parlé , à Eudes le Maire

dit Chalo , pour avoir été au Saint Sépulcre de Notre Seigneur : Et elles font men-tion d’Ansolde son fils & de cinq filles, & que les Séaux de Jean Maître d’Hôtel deFrance , de Gaston de Poisly Connétable, de Payen-Ancel de S.enlís Bouteiller, deGuy frère de Galéran Chambrier, étoient aux Lettres de cette concession, donnéesà Estampes au Palais en Mars 1085. du régne de Philippes le 25.

Mais ce privilège semblable aux Rivières qui grossissent à mesure qu’eìiès s’éloi-gncnt de leur source, s’est enfin étendu jusques au titre de Noblesse , en faveur deì’un Sc l’autre sexe : & plusieurs familles qui s’en disent venues, se sont maintenuesdans la qualité de Noble. La plupart mêmes de ceux qui s’apeiloient le Maire, quiest un nom d’Office en la famille dont il s’agit, ont aussi aspiré à cette qualité; celase voit par la tentative qu’en fit autrefois un habitant dç Gaillefontaine, qui portoitce nom.

A cette occasion lç Roi François I. fit une Déclaration donnée à Fontainebleau le19. Janvier 1540. registrée au Parlement de Paris le 8. Février. Elle porte que ceprivilège n’est fondé fur aucune Chartre autentique, mais feulement fur une vieilleattestation datée du régne de Philippes le Bel, de trois Abbés qui déposèrent avoirvu l’originaî qui exemptoit les descendans d’Eudes le Maire dit Chalo Saint-Marstk tout tribut ; que néanmoins ils jouirçient de la franchise, à l’égard de ce qui se-