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roit crû sur leur fonds, mais seroient tenus à l’avenir de payer tous péages, tant parmer que par terre , des choses qui ne seroient point à leur usage.
Le Roi Henri III. par ses Lettres données à Paris le 29. Janvier 1578. registréesau Parlement le dernier Juillet 1587. déclare que ceux qui íeront descendus d’Eudesle Maire dit Chalo Saint-Mars, seront sujets & contribuables aux paiemens des hui-tièmes & vingtièmes, fans que fous ombre du privilège à eux octroyé , ils en pi-lent prendre exemption , soit pour le vin de leur crû , ou d’achat fait pomprovision.
Le privilège de cette famille fut entièrement révoqué par le Roi Henri IV. sui-vant la déclaration donnée à Paris en Mars 1601. qui porte que les descendans deChalo Saint-Mars seroient imposés aux tailles, & qu’ils paieroient toutes autres im-positions & droits comme les autres Sujets. Cette Déclaration fut enregistrée au Par-lement , de l’exprès commandement de Sa Majesté , le 3. Juillet 1602.
Le Roi Louis XIII. informé du préjudice que ce privilège pouvoit aporter aupublic, fit expédier des Lettres patentes l’an 1635. qui déclarent qu’il seroit restraintaux termes de fa première concession, laquelle concernoit certains droits de costumeou redevances domaniales cffii se levoient anciennement. Ils font expliqués dans unArrêt de la Cour des Aides de Paris, du mois de Mars 1596.
René Chopin parle de ce privilège dans son Chapitre des Maîtres , Gardes de lafranchise & de la lignée d’Eudes le Maire dit Chalo Saint Mars. Il en est encorefait mention dans le Plaidoyc 13. de Mr le Bret Avocat Général en la Cour des Ai-des , de l’an 1604. Comme auílî dans les Recherches de la Fi ance de Pasquier, &dans les Mémoires de Loi sel, qui disent que le même privilège avoit été confirmé parle Roi Louis XI. en 1462. aux successeurs de cet Eudes, tant en ligne masculine queféminine , niais qu’ils n’étoient pas pour cela réputés Nobles.
A l’égard des descendans des filles d’Eudes le Maire , les Lettres de concessionportent que les filles de cette famille qui épouseroient des hommes serfs du Roi,tomberaient dans la servitude de Sa Majesté. Er comme la servitude est incompa-tible avec la Noblesse, l’on ne présumera pas que ces filles puisent anoblir leursmaris.
Favin en son Histoire de Navarre, pages 1143. 1144. & 1145. assure néanmoinsque dans cette famille, les femmes anoblissoient leurs maris; d’où vient qu’il lesapelle Fiscalines. II dit encore , que les plus riches Marchands des Villes frontièresde ce Royaume, les recherchoient en mariage , a fin de pouvoir en toute liberté tra-fiquer francs & quittes de tous droits , péages, pontages, travers, coutumes, impo-sitions & subsides, que les Rois imposoient fur le péuple. Ensorte que tous ces avan-tages & exemptions faisoient marier les filles de la ville d’Estampes & des environs,fans bourse délier.
Numerabant in dote triumphos.
Ilajoûte que les causes de ceux de cette famille étoient commises aux Requêtes del’Hôtel, & que cet Eudes étoit Maire de Chalo, dit à présent Chalou, dédié à SaintMédard, & par abréviation apellé Saint Mard. C’est pourquoi on le nomme vul-gairement le Maire , dit Chalo Saint-Mard , son nom étant raporté dans toutes lesHistoires. Que ceux qui en descendent se sont attribués pour armes, d’or à unefeuille de Chêne de sinople, à l’orle de gueules, écartelé de l’Ecu du Royaume deJérusalem , qui est d'argent à la Croix potencée , & accompagnée de quatre croiset-tes d’or, à enquérir , raportans ce quartier à l’octroi qu’en dût faire Philippes I. àEudes le Maire. Mais c’est une erreur , parce que sous ce régne l’on n’expédioitpoint encore de Lettres de Noblesse i les seuls Fiefs anoblissoient, & il ne se faisoit
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