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parce que les clauses de leur Chartre avoient beaucoup de raport avec celle de laPucelle, étant même dépareille date. Mais cette prérogative de Noblesse íémi-rine ne leur a pas si bien réussi qu’aux païens de la Pucelle; & ce privilège qu’ilsprétendoient, fut entièrement révoqué par le Roi Louis XIII. par fes Déclarationsde 1635. & 1639- On ne révoque pas une chose qui n’a jamais été : ceux néan-moins qui ont écrit des Antiquités d’Orleans, n’en ont point parlé.
Ce fut le Roi Charles VII. qui donna origine à la Noblesse de Compain, enconsidération des services qu’avoit rendus à la Couronne de France GuillaumeCompain , durant le Siège d’Orleans fait par les Anglois. La Chartre en est donnéeà Jargeau en Février 1429. & elle est conçûeen ces termes : Fblentes autempropterhoc favorum prarogativis prosequi qua fìbi pofleritatiqne sua perpetm cedere valeant adhonoris incitamentum , ipsumque Guillelmum Compain ac omnem ipsius pofleritatem &prolem utriusque sexus ïn & de matrimonio & matrimonìis légitimé natam feu procrea-tam ©” in pollerum procreandam , de plenitudine Régi ce poteftatis, & de gratta speeialimbilitamus nobilesque facimus, &c. & plus bas : Eisdem praterea concedentes ut tamipje quam c jus praâicla pofleritas intégré nobilitatis privilegio , juribus , privilegiis, fran-chijtis & libertatibus in attibus judiciariis, secularibus cr cceteris quibusunque , libéréin antea perfruantur , & ab omnibus tanquam Mobiles re & nominc ubilibet habean-tur, &c.
Le Maire en fes Antiquités de cette Ville, au Chapitre des Nobles page 104. enparle ainsi : La Maison de Compain efl tres-ancienne dans Orléans, puisqu’en 1413. ilsont e(lé admis d la recepte & Eschevinage d'Orléans, & que Guillaume Compain pourson courage hardi & martial, Cr pour le service notable qu il avoit rendu pour la dejsencede la ville d.'Orléans contre les Anglois qui l'aslcgeoient, le Roi Charles l r II. l’an 1429.í auroit anobli & toute fa pofiérite, tant de Hun que de l'autre sexe, n'es & d naître ,&c. C’est cette clause qui a donné la pensée d’étendre cette Noblesse aux descen-dans des filles de la famille de Compain. Cet Auteur ajoute que cette race a prisfin dans Orléans en Magdeleine Compain femme de Jacques Alléaume, ayeul &ayeule de Charles de la Saussaye Doyen de l’Eglise de Sainte Croix d’Orleans , quivivoit l’an 1575.
Monsieur Blanchard dans son Catalogue du Parlement de Faris, parle de troisConseillers de ce nom. Le premier est Guillaume Compain reçû le 10. Mai 1454.Le second est un autre Guillaume Compain reçû le 22. Décembre 1478. Le der-nier est Girard Compain reçû le 17. Août 1489. mort en 1492. Ils portoient pourarmes d’azur au massacre de Cerf d’or, accompagné en chef d’une steur-de-lis d’or,pour marque de cette concession de Noblesse, & pour montrer aussi, dit-on , le pri-vilège spécial, que ces filles anoblissoient leurs maris.
Monsieur de Givés en ses Mémoires dit, que de Guillaume Compain anobli, &de Catherine Boiléve fa femme, étoient issus quatre enstrns , Guillaume Compainsieur de Villette, Jean Compain sieur de Frefnay Elu à Orléans, Anne Compainfemme de Geoffroy Travers Trésorier de la Marine au Levant , & MadeleineCompain femme de Jean l’Huilier sieur de la Motte.
Que du même Jean sieur de Frefnay, & de Marie Brachet, étoient issus quatreenfans, Nicole Compain sieur de Frefnay, Conseiller au Grand Conseil, Chancelierde Navarre ; Guillaume Compain sieur de Landreville , Receveur des Tailles enï’Election d’Orleans; Anne Compain femme de Jean Turpin sieur de Tauvre-don, Contrôleur du Grenier à Sel d’Orleans ; & Marguerite Compain femme deFrançois Durant sieur de Bignon.
Du même Nicole sieur de Frefnay, mort l’an 1574. & d’Anne Courtin sonépouse , sont issues deux filles, Catherine Compain femme de Jacques Viart sieur
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Commu-niqué parMr de Gi-vés Avo-cat du Roiau Présidiald'Orleans.