Buch 
Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
Seite
166
JPEG-Download
 

1 66 T r dite de la Noblesse ,

de Vollati , Président au Grand Conseil ; & Marie Compain femme de René leClerc sieur de Joigny. Et dudit Guillaume Compain sieur de Landreville , & deMarie d’Escareol , est sortie Marguerite Compain femme de Jean Sachet sieurd’Lfpinay , Commissaire des Guerres, mariés par Contrat passé devant les Notairesdu Châtelct d’Orleans le r. Mai 157a.

Les mêmes Mémoires font aussi mention qu’il y avoit deux frères sortis du Chan-celier de Navarre , habitués à Estampes, dont l’aíné étoit le sieur de Villette. Quede Claude Compain sieur d’Herbelay & de Claude Voisin fa femme , étoit issueMarguerite Compain mariée à Nicole de Givés Conseiller au Présidial d’Orleans »suivant leur Contrat de mariage du 1. Février 157}.

îl est encore parlé de Girard Compain Avocat Fiscal du Duché d’Orleans aux. années 1460. 1480. 1481. & 1482. de Jean Compain : d’autre Jean Compain Con-seiller au Parlement, Doyen de l’Eglise d’Orleans , & d’un autre Jean CompainContrôleur au Grenier à Sel d’Orleans.

M. Catherinot Avocat du Roi au Présidial de Bourges, écrit que de GuillaumeCompain anobli, qu’il qualifie sieur de Barbcrouville, fils de Jacques Compain &de Catherine de Villebresme parente de la Pucelle d’Orleans, étoit issu Jean Com-pain sieur deCornay, qui de Jeanne le Prestre eut Radegonde Compain , mariéedeux fois ; la première avec Nicolas Aubelin sieur de Favelles ,& la dernière avecJean Carré.

Et Biaise de Montluc Maréchal de France, remarque dans ses Commentairesdeux Officiers de cette famille natifs d’Orleans, l’un Conseiller au Grand Conseil ;l’autre Lieutenant du Prévôt de l’Hôtel,qui durant les anciens troubles tenoientfortement le parti des Protestans.

Enfin , l’intention du Roi Charles VII. n’a jamais été que la grâce qu’il conféroità Guillaume Compain , passât aux filles. Et si les femmes de cette famille avoienteu le privilège d’anoblir, il y auroit plus de la moitié des habitans d’Orleans main-tenant Nobles, fans avoir obtenu des Lettres du Prince.

CHAPITRE XLVIII.

De la Noble fie de Jean D anneau , dit Goujon .

Nt re ceux qui ont prétendu le titre de Noblesse du côté des femmes , fç1 ^ trouve la race de Jean Danneau , dit Goujon, du pays de Tiérache,qui sefonde fur la Chartre du Roi Charles VII. donnée à Limoges au mois de Mars l’an1458. registrée à la Chambre des Comptes à Paris le 13. Septembre 1440. Ellel’anoblit avec sa postérité masculine & féminine née en loyal mariage , en faveurdes services qu’il avoit rendus à l’Etat pendant vingt ans , fous la Charge de Pothonde Xaintraille premier Ecuyer de France ; & pour avoir fait prisonnier de guerreJean de Talbot l’un des plus renommés Chefs de l’Armée Angloife, en la bataille dePatay. L’adresse de ces Lettres fut auss faite aux Généraux des Finances, & auComrnu- Bailfy de Vermandois. En voici les termes : Carolus Deigratta Francorum Rex , adniqué par perpetuam rei memoriam. Decens dr jurì confinant arbitramur , ipfos Nobilitatibus drMr. de Gi- a liis prerogativis muniri, quos probos A fideles ac visa laudabili , morum honeflate , £rvés Avo- a ii lS v irtutibus invenimus décoratos fané licet Jahannes Danneau alias Goujon de patriaauVrésidiaì ^~ trac ^ e wiundus ,, homo libéra conditionis , vit a tamen laudabili s, morum hone/las -d'Orleans vera etiam crga nos ipfius Johannis fidélisas aliaque infigna quibus ejusperfima decora-lur, ipfum Nobilem infuis aclibus reddunt dr nos inducunt ut erga ipfptm nos reddamusad gratiam libérales. JVotum ìgitur facimus univers s prafintibus pariter dr futuris *