ft) de p s diffèrent ê s ejpeces. 173
Sus d’uii Affranchi ou Libert ; comme prouve Antoine Vaccea fur la Loi 6. Jf. deJiatu hominum.
Enfin , aux derniers tems, Libertus & Libertinus signifíoient l’Affranchi, apelléLibertus à l’égard du Patron, & Libertinus à l’égard des autres. Ingenuus signifioiccelui qui étoit né de père libre, & qui par conséquent étoit libre , Inst. tit. de li~bertinis.
Les hommes Nouveaux étoient ceux qui commençoient leur Noblesse. Plutarquenous aprend en la vie de Eaton le Censeur, que ceux qui les premiers de leur raceétoient parvenus aux Offices, étoient apellés hommes novi, & les premiers Noblesde leur famille.
Les non Nobles, ou ceux du menu peuple, n’avoient jamais éxercé aucuneCharge.
Les Patriciens de Rome ne dévoient s’allier par mariage qu’avec des femmes derace Patricienne , de peur d’avoir des enfans qui dégénérassent.
Les Nobles Romains portoient des habits qui convenoient à leur âge & à leur cicero incondition : car les enfans portoient la robe puérile & le collier , jufqu’à dix - septans qu’ils prenoient la robe virile ; comme témoignent Cicéron , Pline, & Aulu- L f) l ’ íts ^Gelle. Prœtexti autem pueri qui prétexta adhuc & Bull a utebanttir ; quod fiebat usqûead annum 17. quo tempore togam virilem sumebant dcposta puerili. Ces Nobles por- ocllius lib.toient auífi des robes de triomphe , qui étoit toga p almata, & des robes peintes, 1. notttumtoga piEla , qui apartenoient aux grands Magistrats. Atticamm.
Jules César traitant de la guerre des Gaules, dit que les Gaulois divifoient leur CafarisNation en trois fortes d’états , de même que les Romains. Le premier étoit la No- Commenta-blesse ou les Chevaliers, qui portoient les armes & s’adonnoient à la guerre. ^ esDruides faifoient un autre Ordre, fervans aux Sacrifices & aux affaires importantes^ ^ 6du pays. Le commun peuple étoit le dernier Ordre. C'est fur ce modèle qu’il y ’i maintenant en France trois fortes d’Etats.
CHAPITRE LIÎ.
Des Grands d'Espagne,
L A Noblesse & la dignité des Grands d’Efpagne , a été érigée par Philippes I. cap.
Archiduc d’Austriche & Roi d’Efpagne : Ce qu’on dit être fondé fur ce 7,texte : fecitque tibi nomen grande , juxta nomen Aíagnorum qui in terra sunt.
Monsieur de Sainte-Marthe en son Etat de l’Efpagne, dit qu’il y a trois fortes deGrands. La première , de ceux qui se couvrent avant que de parler au Roi. Laseconde, de ceux qui commencent à parler au Roi devant que de se couvrir. Latroisième , de ceux qui ne se couvrent qu’après avoir parlé au Roi. U ajoute qu’onles distingue encore en Grands d’Efpagne à vie, & en Grands d’Efpagne à titre:c’est-à-dire que cette Dignité est attachée à la personne des premiers, & non à au-cune de leurs terres.
Monsieur de Saint-Garde qui a demeuré long-tems à la Cour de Madrid , expli-que nettement dans fes Mémoires ces trois fortes de Grands. Les premiers font ceuxqui font nés Grands, & qui transmettent cette Grandeur ì leurs aînés ; ce qui fefait fans cérémonie, si ce n’est que la première fois qu’ils viennent saluer le RoiCatholique , ils ont le chapeau à la main , mais après avoir fait leur compliment, ilsfe couvrent, fans attendre que le Roi leur permette.
Les autres fortes de Grands ne naissent pas tels ; mais en considération de leurmérite , ou de l’amitié que le Roi leur porte, ils obtiennent ce titre ; & en voici 1 -manière. B b