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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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(&s de fis diffèrent es efiéces. 1 S 9

civile , qui n'est que personnelle selon Tiraqueau , de Nobìlìt. c. ult. num. z.

La Noblesse se peut aussi conférer à celui qui n’en sait point d’instance , & quin'en sçait rien , pourvu qu’après connoissance de cause il vive noblement, & qu’iltémoigne que la grâce lui est agréable , selon Détins Cons. 167.

On peut aussi octroyer la Noblesse aux furieux & à ceux qui sont en démence & Raynutiusaliénation d’esprit ; parce que la Noblesse de race leur peut arriver, de même que \sf a , aile droit d’aínesse & la double portion des meubles.

CHAPITRE L X 11.

Si la Noblesse de race ejl préférable a la Dignité.

in 4. &quasi, mpinc. &•quasi. 7 .T>i tique' .deNobil. f.i j.

O N demande si celui qui est constitué en haute Dignité , soit féodale , ou per-sonnelle , mais qui est de basse extraction , excelle par-dessus celui qui estd’ancienne race. Olvarez Osorio traitant cette question pour l’Espagne , résoutque I’ancien Noble est préférable , quoique l’autre éclate par d’èxcellens titres tÒptabilius plane cenfetur avita illa Nobilitas, tametji privata , quam h<ec nova. Celas’obferve en Angleterre. Et c’est avec raison qu’Horace a dit en ses Odes :

HHTH.

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Licet fuperbus timbales , fortuna non mutât genus.

II seròit néanmoins raisonnable d’en excepter ceux qui parviennent à la Souverai-neté, comme le fit reconnoítre Amasis, qui fut Roi d’Egypte : Et aussi ceuxqui possèdent des Charges personnelles, ausquels on cède, A on porte grand respect,parce qu'ils representent le Prince. Cependant les descendans de ceux qui ont pos-sédé ces Offices, n’en prennent autre chose que des marques illustres : car l’hon-neur de leurs prédécesseurs étant purement personnel & attaché à l'Office qu’ils ontexercé , il n’est point transmissible à la postérité, même en ligne directe.

CHAPITRE lxiii.

Si la Noblesse se prescrit, &s elle. s’acquiert par quelques générations.

L Es moyens d’acquerir la Noblesse doivent être certains ; autrement chacun yvoudroit avoir part ; ce qui enfin totirneroit en confusion. Clarus quippe ho-vor vìlescit in turba , & apud dignos indigna efl dignitas quam multi indigni pojsdent.

C’est une grande question non encore résolue , si la Noblesse se pressent, & si elles’acquiert irrévocablement par la possession de plusieurs générations. Tiraqueau estd’avis qu’elle peut être prescrite par une possession immémoriale. Nobilitas illas ci-vilis & política potes quidem prascribi ex ttsu , & quas pojfejsone tanti temporis cujusnon extat memoria. C’est aussi l’opinion de Bodin , de Baquet, de Ripa , d’An-dreas, & de Therriat. Car on dit d’ordinaire que la possession vaut de titre inpari causa melior efl conditio pojsidentis. A quoi l’on ajoûte un tempérament, pourvuqu’il y ait quelque Jugement contradictoire donné en faveur de ceux qui ont intérêtà cette Noblesse. Desorte que la prescription que l’on prétend ne procède pas tantde la longueur du tems, que de l’autorité du Prince qui donne force à la Sentencede ses Officiers fondée fur cette forme de prescrire.

Par l’Edit de Bar-Ie-Duc , 8 c paf l’Arrêt du Conseil du 15. Avril 1602. le Roiordonna qu’on n’iroit point au-delà de 40. ans souiller dans les Tombeaux des morts,ni inquiéter ceux qui se trouveraient avoir joui paisiblement de cette qualité devantce tems. Mais cela n’a point été observé ; car le Droit 8 c ks Ordonnances ne re-

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T ira quel.pûfi aliosin tibro deNubiiìtale .cap. 14.Bodin deRepub. I. 4.c. 1. Baquet10m. z.part.i.c. 1 î.F r ancis. de Ripa.L 2. respon.c. z6. Atlo-bíogum col.4. 'vers. nonobstat adVomit!,foan. An lr.