& de Jcs differentes espèces. 107
Hyppolite Barrier demeurant à Falaise, anobli par Lettres expédiées à Paris enAvril 1594. registrées à la Chambre l’an 1596. & à la Cour des Aides Pan 1615.
Jean le VavaíTeur sieur de Calonge ,, Capitaine d’un des quartiers de la villed’Évreux > fut anobli par Lettres données à Saint-Germain-en-Laye en Octobre1595. vérifiées à la Chambre des Comptes en Mars 1596. & à la Cour des Aidesl’an 1625.
Henri des Douétis sieur du Rocher , Lieutenant en l’Amirauté de Granville ;fut anobli par Lettres données à Rouen en Novembre 1595. vérifiées à la Cour desAides le 18. Décembre 1597. & registrées à la Chambre le 3. Novembre 1608.
Pierre Rioult Procureur du Roi en la Vicomté d’Argentan , fut anobli par Let-tres données à Rouen en Décembre 1596. vérifiées à la Cour des Aides le 17. Fé-vrier 1597. & à la Chambre le dernier Juin 1610.
Nicolas Auvray sieur des Mots, de la Vicomté d'Argentan, fut anobli par Let-tres données au Camp de Pas en Artois au mois de Septembre 1597. registrées à laChambre des Comptes le 27. Février 1599. & à la Cour des Aides en Décembre1625.
Cyprien Auvray sieur de Lefcarde, Echevin à Caen , fut anobli par Lettresdonnées en Octobre 1599. vérifiées à la Chambre dans la même année, & à la Courdes Aides le 13. Décembre 1610.
Plusieurs anoblis de cette nature , ont été induement inquiétés & troublés en leurNoblesse à cause de la distance des enregistremens. Et on n’a pas fait réflexion quele Roi Henri IV. ayant révoqué les anoblissemens créés vingt ans auparavant, 011ne pouvoit pas faire registrer des Lettres révoquées jusques au rétablissement qui fefit l’an 1608. Aussi Jacques de la Robiniére sieur de Bauberjay, ne put faire vé-rifier ses Lettres d’anoblissement, attendu la révocation depuis vingt ans. Ce refusfut fait le 16. Octobre 1598. signé Darmes.
Enfin, il fe peut dire que la première vérification attire les autres, & empêchela furannation.
CHAPITRE L X V I I.
Si ct vérification des Lettres de N ob le fie qtti fie fait d l'inflance des enfans , aprìsla mort de leur père anobli , ejl valable.
I L y en a qui ont crû que la vérification des Lettres de Noblesse ne fe pouvoitbien faire après la mort de celui qui les a obtenues; parce que n’étant plus, il estimpossible qu’il en fasse la réquisition. Et comme il semble être mort sans qualité,l’on a mis en doute s’il pouvoit devenir le tronc d’une Noblesse qui s’établit. Maisil est constant que l’autorité du Roi est fi grande , qu’il peut communiquer la No-blesse aux morts. Les Jurisconsultes en demeurent d’accord , puisque l’on peutinstituer celui qui est à naître , & qui n’a point encore vû la lumière.
Il est vrai que les Lettres portent la clause d’anoblissement en faveur des en fansnés & à naître de légitime mariage : & que cette grâce est accordée aux enfans enconsidération du Père , le Prince n'ayant pû fe proposer pour un second motif, kvertu obscure & incertaine des enfiins, si ce n’cst qu’étant déia avancés en âge ,ils soient anoblis conjointement, pour avoir rendu des services. Néanmoins on peutdire que les Lettres de Noblesse subsistent toujours pour les enfans, quoique le pèrequi en a été favorisé , soit empêché par la mort, de les faire vérifier». Car l’enre-gistrement de cette grâce , ne sert qu’à la rendre publique. Le Prince ayant eu in-tention de l’accorder , elle est purement sondée en la date des Lettres qui cor.tkn-