xo8 Traité de la Noblesse,
rent la clause d’anoblilîement. C’est pourquoi Loiseau résout que le fils peut pour-suivre l’entérinement des Lettres de Noblesse accordées à son père défunt.
Entre plusieurs exemples que j’en ai, est celui de Jacques du Moustier Seigneurde Vieux , anobli pour mérites par Chartre du mois de Septembre Tan r;z>i. véri-fiée à la Chambre des Comptes & à la 1 Cour des Aides de Normandie depuis son dé-cès le vingt-neuviéme Avril 1592. & deuxième Mars 1595.
Guillaume Quesnel sieur de Queston , Avocat au Parlement de Rouen , obtintdes Lettres données à Dieppe en Mai 1574. sffii surent enregistrées après fa mort, àla requête de Jacques Quesnel son fils, tant à la Cour des Aides le 30. Janvier1576. qu’à la Chambre des Comptes le quatrième Mai 1623.
Jean le Hoyer sieur de la Grifardiére demeurant en la Paroisse de MontrabotElection de Constances, fut anobli par Lettres données à Rennes au mois de Mai1598. vérifiées après son décès à la diligence de ses enfans, à la Cour des Aides le16. Février 1599.
On pourroit objecter à cela un Arrêt de Pan 1543. taporté par Pierre Pithoussurla Coutume de Champagne, par lequel il fut dit que la succession d’un particulierqui avoit obtenu des Lettres d’anobliísement, que ía veuve fit vérifier après soudécès, se roi t partagée roturiérement : mais cette procédure venoit de la mésintel-ligence qui étoit entre les cohéritiers, & non pas de P usage des vérifications.
.CHAPITRE L X V I I I.
S'il y a différence entre les termes de Noble homme , & d'Ecuyer ; & entré ceuxde Noble hemrne , dr de Noble simplement : & fi les noms de Noble. ; homme , çr de Noble seul surpassent ceux d'Ecuyer.’
I L y a eu une grande contestation en la recherche des Nobles, & des prétendusNobles, fans beaucoup de fondement, pour íçavoir si le titre de Noble hom-me équi polloit à celui d’Ecuyer. Je vai montrer par des exemples incontestables"& très-fameux , que le nom de Noble homme étant se genre , & celui d’Ecuyern’en étant que P espèce ; 1 e premier a été de toute ancienneté beaucoup plus consi-déré que l’autre , & qu’on a mis entr’eux une notable différence : mais il est à pro-pos que je raporte auparavant ses sentimens de ceux qui méprisant la qualité de No-ble homme , la mettent beaucoup au-dessous de la qualité d’Ecuyer.
Ils disent que le titre de Noble homme n’est point dans ce siécle une marque deNoblesse ; que ce n’est qu’un terme pour se mettre au rang des notables Bourgeois,des Artisans célèbres , & des Officiers qui ne font point Nobles de race ; & qu’iln’y a que les qualités d’Ecuyer , de Chevalier , de Messire, ou de Noble seul, quifassent preuve de Noblesse.
Liv. x. ács lis se sondent peut-être sur les paroles suivantes, que Loiseau raporte à ce sujet.
Offices en titre de Noble homme en France n emporte pas une vraie Noblesse , comme celui de
T^nonit) 0 ' Gentilhomme ou d'Ecuyer ; mais une Noblesse honoraire , impropre & imparfaite , que6 z. ' P ar me pris on apelle Noblesse de Et Ile, qui a la v/rité esl plutôt bourgeoise : es de cette
Noblesse se doit entendre le privilège contenu en la Chartre du Roi Louis XI. de ! an14(55. pour les Bourgeois de Paris , qu ils peuvent avoir .Armoiries , font exempts duBan c r Arrière-ban, f 1 de l’impôt des Francs-fiefs , même des tailles, es ont gardebourgeoise frucluaire. C'es donc par cette raison que tous les Bourgeois des autresEilles franches d l'inflar de Paris , se qualifient Nobles hommes, parce qu ils jouissentde ! exemption des tailles (f impôts, & qu ils jouissent des principaux privilèges de la.JVóblese.