ft) de fes différentes ejpeces. z 35
lib. 10. veulent qu’il puisse être admis aux Dignités de la Ville, dans laquelle popu-lares ex flatuto admittmtur , parce que la Dignité supérieure qui survient, ne dé-truit pas un privilège inférieur , Âîajor dignitas fuperveniens non tolht privìleginmminus : Non plus que le Noble devenu Bourgeois, ne perd pas le privilège de No-blesse , Nobiles facti poptdarcs ex flatuto non perdunt privilégia Nobilium.
A Florence il y a des privilèges attribués au peuple que les Nobles font bien-aifed’avoir. La même choie se reconnoît à Milan , selon l’Histoire de cette Ville ,publiée par Pierre Morigia Milanois, & à Liège selon celle de Liège , traitant desprivilèges de la meme Ville , aprouvés par les Evcques du lieu , confirmés par les.Papes & par les Empereurs. *
En France plusieurs Nobles pour se dispenser de l’assistance qu’ils doivent ren-dre au Ban & Arriére-ban , prennent des Lettres de Bourgeoisie dans les Villes quiont le privilège d’en.être dispensées par attribution du Prince..
CHAPITRE L X X I X.
S'il y a différence entre les Nobles des Champs & ceux des Villes '.
L Es Villes 8 c les Champs situés dans un même Monarchie, font égaux à l'égardde la Noblesse , dit Therriat, en forte que nous ne faisons point de difficultéde rcconnoítre pour Nobles ceux du moindre Village.
Tiraqueau dit que parmi les Hébreux , les Nobles demeuraient dans les Villes, Timquel-de8 c les non-Nobles dans les Champs : Que les Nobles de France 8 c d’Ang'eterre Nobit. c.fai soient le contraire ; qu’ils avoient les Villes en aversion. Hebrai Nobiles in Orbe, num.6 1.ignobilcs Ruri habitabant : Nobiles apud Gallos atque Britannos Orbes fugiunt. EnItalie & spécialement à Naples, les Nobles affectent de demeurer dans les Villes,où ils ont mêmes des Vaslaux.
Ch affinée estime plus Noble celui qui demeure dans une Ville , que celui qui vit cherrasà la Campagne : il dit néanmoins qu’en France , les Nobles demeurent le plus »» Trafìat»souvent aux Champs, abandonnant toute forte de commerce. .
Jean I. du nom , Duc de Brabant , savoriíoit les Nobles des Villes de fes Etats. i™ n ' m ‘comme il témoigna aux Patrices de Bruxelles, en les rétablissant dans leurs pri-y^,,. ptimì .-viléges. ' Vitcis ï.ïa-
Poge traitant ce sujet, écrit que les Nobles des Champs s’estiment auffi Nobles '
qu’unjffoi , 8 c méprisent ceux qui habitent les Villes ;. cet orgueil procédant de ce p f r f ll b liSqu’ils conversent ordinairement avec leurs inférieurs, qui font des paysans qui ,.
pendent d’eux. Illic enim fib't Reges efíe videntur , dum adoraniur k fuis villicis , & Pogius in Laliud id genus ruflicis, quibus leges quas volant, imponunt , prafcribimt , jubent-, de Nobilìt .vêtant quod videbitur : Ceux des Villes ne pouvant avoir cette autorité , car il y a .de riches Marchands qui ne leur rendraient pas autant d’honneur & de respect, queleurs Vassaux.
Pasquier dit que ceux qui veulent être estimés Nobles à bonnes enseignes, laissent Pafquierles Villes , pour choisir leur demeure aux Champs ; tant à l’occasion que la plus J^g C j e e ^ e3 5grande partie des fiefs y font affis , dont la possession est seulement permise sans ré- !a p r â n lserve aux Nobles, que pour se garantir de l’opinion qu’on aurait qu’ils trafiquas- C e , c. ij, _sent dans les Villes , chose qui obscurcirait leur Noblesse : 8 c à vrai dire , la vie qui p. 163.sproche le plus près de la militaire en rems de paix , est la champêtre. R Mamieu
Mathieu en son Histoire du Roi Henri IV. assure que la vie champêtre est la V ‘
vraie vie d’un Gentilhomme , au lems que le Prince se peut passer de son épée. . j narras,5^-.Néanmoins anciennement les Barons 8 c les principaux Gentilshommes des Pro p. 157,