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Il est â rèmarquer que lorsque le Diacre commençoit la lecture de l’Evangile, lesSeigneurs feudataires de chaque Evêché, tiraient l’épce du foureau pour témoignerle zélé qu’ils avoient pour fa défense des vérités de l’Eglise. Ce qui s’érigea enOffice dépendant des Eglises, dans plusieurs Diocèses. Cette Cérémonie fut insti-i.sona 5. tuée au io. siécle par Wenceilas, premier Roi de Pologne Chrétien , selon Mon-K.E. ctrdi- sieur le Cardinal Bona , en son Ouvrage Rerum Liturgicarum.na/íi hb. z. Finalement le titre de Patron d’Eglise procède de la fondation. II y a trois fortesCÚ P' 7' dé Patronages. Le premier est de celui qui donne le fonds ; le second de celui quifait le bâtiment ; 6c le troisième de celui qui sait la dot : mais nul n’est absolumentPatron, s’il n’a droit de présenter au Bénéfice : car il y a souvent de l’abus aux Pa-tronages qu’on apdla honoraires.
Pour ceux qui! ont le titre de Trésorier, de Marguillier, de Gager, ou dé Fa-bricier, c’est pour administrer le revenu d’une Eglise érigée en Paroisse , avoir soir»du temporel & des meubles du revestiaire ou Sacristie : à quoi ils commettent duconsentement du Curé , tantôt un Clerc , tantôt un Laïque > selon les occurences,où ils partagent l’Office en deux.
CHAPITRE L X ÌX Y..
Des titres & qualités personnelles.
C Eux qui ont parlé des Epithètes, demeurent d’accord que les Rois s’apelloienranciennement Aíonfiigneur ou Aíonjìeur. Cela se justifie par un Titre du RoiPhilippe III. dit le Hardi de Pan 1271. qui est à la Chambre des Comptes, & pardeux autres des années 13 29. & 13 30. du Roi Philippes VI. dit le Valois, dans l’undesquels il traite le Roi Charles IV. dit le Bel son prédécesseur de Monseigneur leRoi, & dans l’autre de Monsieur.
Le mot de Sire dont on se sert pour parler ou pour écrire aux Rois, est ancien :II en est fait mention dans le Roman de la Rose de Jean Chopinel, lequel parlant desamours de Thibaut Roi de Navarre , Comte de Champagne & de Brie , l’apelleGrand Sire.
Ce terme de Sire est pris pour Seigneur , comme il se volt par ce Proverbe quiest commun en Picardie pour la Maison des Barons de Coucy, Comtes de Soissons»
Je ne fuis Roi ni Prince aujjì >
Je fuis le Sire de Coucy.
Les grands Seigneurs de fief s’intituloient Sires , comme les Barons de Montmo-'rency , de Pons, de Ferrières, 8c tous les autres Grands du Royaume.
Le mot de Sire en fait de Seigneurie surpassait celui de Seigneur, 6c de Sieur , lemettant immédiatement après le nom & le surnom , devant la Seigneurie.
Quelques-uns dérivent le mot de Sire de Herus , en Latin , ou de Her, en Alle-man.
Christophe Butkens Prieur de Saint Sauveur d’Anvers en ses trophées de Brabant,parle de Geofroy de Brabant Sire de Vierson en Berry , de Henri de Louvain Sirede Herstal, de Vautier de Berthout Sire de Malines, de Girard Sire de Marbais sd’Árnoul Sire de Diest.
Loiscau croit que Mejfne se dit pour mon Sire Robert Etienne l’explique demi-*Sire, comme s’il íe disoit pour Mijfre.
Le titre de Meflìre convient aux Chevaliers, suivant l’Edit de Philippe II» Rád’Espagne de l’an 1595. pour les Provinces des Pays-bas.