i po Traité de la Noblesse ,
C’est pourquoi quelques grandes promeiïes qu’ils fassent, on espère toujours qu’el-les seront suivies de leur effet, scion l’expression de saint Augustin sur ces paroles duPseaume 3 z. Conflit um ante m Domini in aternum manet. Cogitationes cordis ejus ingenerationem & generationem. Et comme dit le Pape Innocent , in cap. ad slpof-tolica , extra de sentent iis re judicatà ; verbum Principis débet cjfe firmijsmtim.
Ainsi ,'puisque les Princes font garants & protecteurs de la foi publique dans leursEtats ; puis qu’ils ne règnent que pour faire régner la justice , dont elle est le fon-dement : n’est-il pas juste qu’ils la gardent à leurs Sujets, ausquels il.; s’engagentpar des Brevets Sc par des réceptions de serment ?
'André Fa- J e raporterai à ce propos ces belles paroles du Roi Jean ; que quand la foi feroitvin en son bannie du Monde , elle devoit être inviolable en la bouche du Prince , quoi qu’il*1 heâtre ne peut être forcé de tenir fa parole , & qu’il eût sujet de Penfraindre. 11 n’y a& de Che ^ onc P aS d’aparence que les Rois révoquent les grâces qu’ils ont faites, fpéciale-valerie, ment lors qu’il s’agit de la qualité de Chevalier, qui n’est point à la charge du Sou-verain , à moins que ceux qui en font honorés n’aient forfait, en commettant desactions félonnes & infâmes.
■ Ir bicvia. J u I es Chifflct Chancelier de l’Ordre de la Toison , raporte que par les Statuts deria Hifìo- cet Ordre institué en 1429. le Chevaliir atteint d’hérésie , de trahison & de suite ,iit r-'. Otdiìì. sera puni, 8e le collier rendu. '
Vet-eniAu- C.t honneur se peut encore révoquer suivant le I 5. article des Statuts de l’Ordre
teucap. i. à saint Michel de fan 1469. pour cause d’hércíïe , de déloyauté , & de désertionen une bataille , en contrevenant au scnncnt qui avoit été sait. Car comme la vertudonne forigine à la Chevalerie , ainsi la déloyauté A les autres crimes causent uneflétrissure éternelle. C’est pour celte 1 ai son que les armes d’un Chevalier parjureétoient tournées & misés le dessus dessous , & comme tel pouvoit être poursuivi.Hils. M. S. Cela sut exécuté en la personne du Capitaine Pranget en i;zz. pour avoir rendudu Roi lâchement Fontarabie , Sc n’avoir pas arrêté Pierre Perako Maréchal de Navarre ,'François I. qui avoit pris i’écharpe rouge dans le Camp des Castillans ; car le Connétable &André Fa- j £S ]\i a réchaux de France jugèrent en la ville de Lyon , que F range t feroit désarméde la Co- c ‘ e mutes picces, Ion Ecu blaíonne cane par le Héraut d armes publiquement, qu 1!lombiéres, feroit baptiié du nom de traître , Si jette du haut en bas de l’échaffaut dans la gran-en son trai-de place. II eut néanmoins la vie fauve pour fa grande vieillesse ; mais il fut dé-té des Rois CTiadé de Noblesse & de Chevalerie.
Hérauts &
d’armes.
La coutume de la dégradation étoit aussi en usage dans f Angleterre. Nicolas
Upton en raporte un exemple d’André de Barcley , Comte de Carile , lequel pours’ctre révolté contre le Roi Edouard I I. fut dégradé du baudrier Militaire : Dis-cinEius fuit balthco Aíilitari ; Sc ensuite décapité.
* Dans les Remontrances des Etats généraux du Royaume tenus à Paris fan 1614.l’article 117. contient ; que si quelqu’un a obtenu f Ordre de Chevalerie fansfaire preuve de Noblesse, en la forme requise par les Statuts, ou l’a obtenu par ar-
gent Sc illégitimement , il en doit être privé commea*icndes.
indigne
Sc condamné en des
Ainsi l’on .n’étoit jamais dégradé fans connoiiïance de-cáule. Et pour priver unChevalier de l’honneur de la Chevalerie , il faut selon les régies lui notifier les cau-ses de fa dégradation , afin qu’il puifle alléguer ses défenses fur l’accufation forméecontre lui. Pour cet effet l’on doit assembler un Chapitre', comme il s’en tint unà Fontainebleau fan 1633. au sujet de deux Chevaliers du Saint-Esprit qui s’étoientabsentés & retirés en Flandres ; tant pour recevoir f accusé en ses faits justificatifs sque pour ouir des témoins irréprochables fur son accusation.
Pierre de Belòy dit qu’c-n la dégradation du Chevalier , la coutume étoit de l’ar-
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