Lyr. Traité de la Noblesse,
tilshommes, Sc renvoya son Ordre au Duc de Betfort, qui en sut sort indigné,auiïi-bien que le Duc de Bourgogne ; & en présence de celui qui le raporta , il futblâmé d’avoir fauiïé son serment.
On voit un autre exemple de Jean de Bourgogne Comte de Nevers, qui con-sentit d'être rayé des Registres de l'Ordre de la Toison d'or, l’an 1468.
L’Empereur Charles V. renvoya l’Ordre de saint Michel au Roi François I.ainsi que fit l’an 1 ; ri. Frideric de Gonzague Marquis de Mantoue , renonçant àl’alliance de ce Monarque qui l’avoit honoré de cet Ordre , Sc prenant le parti duPape Léon X. qui le fit Général de l’Armée Ecclésiastique.
Honorato Grimaldi Prince de Monaco a fait le semblable, quittant l’Ordre de laToison pour accepter celui du Saint-Esprit qui lui sut envoyé par le Roi LouisXIII. avec l’investiture du Duché de Valentinois.
II y en a d’autres qui ont renoncé à ces Ordres militaires enfrant en Religion ,comme fit Henri Duc de Joyeuse, Comte du Bouchage , Maréchal de France : &Philippes Emanuel de Gondy Comte de Joigny , Général des Galères de France,qui quittèrent l’Ordre du Saint-Eiprit ; l’un fous le régne de Henri IV. Sc l’autrefous celui de Louis XIII.
Cuperius raporte un exemple bien plus mémorable. Il dit que l'Empereur Char-les V. voulant faire fa retraite , Sc étant à Bruxelles dans la Chapelle du Palais le 25.Octobre 1556. il renonça à l’Ordre de la Toison , en faisant Chevalier le Roi Phi-lippes II. son fils : Voici les termes de l’Auteur : Renunciavit, torque ex humerisabl.it 0, & fiuentibus copiose lacrymis manu suk ejus humeris impojìto, abftante commili-tonum coronci, er memoranda abjeéla formuLt. Accise filt mi quem e collomeo detrahotibi pracipuum xurci vcllcris torquem , qucrn Philippin Dux Burgundi<e cognomine Bo-nus atavus nofter, monìmentum sida filer & Romance Ecclefa voluit , hujujce infìitutionistic legum ejus sacfemper memïneris.
CHAPITRE C I I I.
Si lu Dignité de Chevalier donne quelque prérogative entre les Officiers de fuílice ; &Jì ì'Ojfìtier qui quitte fa Charge pendant un tems , pour servir dans les Armées , peutreprendre son rang , & prétendre ses gages.
Es ,ib. con- j Es Registres du Parlement me fournissent deux questions que je trouve aillez(F ■*—' curieuses : La première , est de fçavoir si un Officier Chevalier a quelque
sionum.fa-.Kng au-deíïus de ses Confrères Ecuyers : L’autre, si un Officier de Justice quiGarant in quitte son exercice prenant les armes pour le service du Roi, peut reprendre soncaria r upe- rang , & prétendre ses gages du paíìé.
^Uordirt première question est conçue en ces termes : Du Mercredy 24. fanvier 143 oita anno ' s Mr ce Í ] HC -Messire Pierre de Tulliéres Chevalier , Conseillier du Roi en la Cour deDumnn ’ céans , avoit dit , qu il avoit entendu qu a cause de Chevalerie , il devoit avotr preroga-M 3 °- t ive en sége , entre lui gr les autres Conseilliers Laïcs non Chevaliers , combien que pre-
Regnant miCYS eu js eM t gté reçus ; & avoit requis, quicelle prérogative se aucune j avoit , doncïlse raportoit à la Cour , lui fût gardée ; la Cour ouis les autres Conseillers Laïcs , erfur ce , délibération a dit qu il n y a en ce aucune prérogative ; que seoir dotent Cheva-liers , cr non Chevaliers selon l'ordre de réception.
Cet Arrêt fait voir que les conditions font égales dans les Compagnies réglées.
En France dans le Parlement, la naissance ne donne point de rang, mais le ^ourde la réception. Toute la prérogative qu’a la Noblesse , est que les Pairs ont lepremier rang entre les Conseillers, Sc les Chevaliers .d’.honneur Tont au Parlement
du
CharlesVII. communiquépar Mr.d’Hérou-val.