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(jT* de ses différentes Efèces. 553
?tes de légitimation & d’anoblissement tout ensemble du mois de Juin 13-70. pourAndré de l’Hôpital de Capidanato , & pour fa postérité.
On voft des Bâtards légitimés par Lettres, 8 c anoblis par d’autres Lettres, ainsique Renaud de Grassay qui fut légitimé par le Roi Charles V. au mois d’Août1371t. & anobli au mois de Novembre suivant.
Raoul de Prestes Avocat & Conseiller du Roi Charles V. l’an 1371. & qui fut Exi.hbauffi Maître des Requêtes de son Hôtel, fut légitimé par Lettres du mois de Dé-cembre 1373. étant fils bâtard de Raoul de Prestes Fondateur du Collège de ce noms Paris, 8c de Marie de la Porte de Vertus. Le même Maître des Requêtes fit laversion de Latin en François du Livre de saint Augustin de la Cité de Dieu , & enrécompense Sa Majesté lui ordonna quatre mille francs d’or de pension par an.
, Ainsi Charles de'Bethencourt de Tillay en Artois, fut légitimé par Lettres dumois de Janvier 1396. comme Godefroy le Févre en Septembre 1397- & ThomasPioger natif de Fougères en Bretagne, en Avril 1398. & tous leurs defeendans ontjoui du privilège de Noblesse.
Mr. Thibaud de Neucliâtel, Chevalier , fils naturel de Mr. Jean de NeuchâtelSeigneur de Montagu , Grand Bouteilles de France, fut légitimé au mois de No-vembre 1414.
Maître Simon de Luxembourg Prévôt de l’F.glife de Saint-Orner, fils naturel dedéfunt Mr. Valéran de Luxembourg Comte de Saint-Paul, fut légitimé 8c anoblipour tenir les honneurs séculiers, par Lettres du 7. Janvier 1441.
Gabriel de Harcourt dit de Tilly , fil naturel de défunt Jacques de HarcourtChevalier, Baron de B eau fou 8c de Beuvron, & de Perrette de Litehaire Damoi-selle, fut légitimé & Anobli par le Roi François I. l’an 1527. registré-à la Chambredes Comptes de Paris le 19. Janvier 1528.
François de Dreux Bâtard de Jean de Dreux Seigneur de Morninville , & deMarguerite le Roi, a été légitimé 8c anobli par Lettres du mois de Mars 1606»
Au reste, Mr. le Bret en son cinquante-deuxiéme Plaidoyé, soutient qu’encoreque les Bâtards des Gentilshommes soient légitimés par le Roi, ils ne deviennentpas pour cela Nobles ; parce , dit-il, que les Lettres d’anoblissement font autres qn;celles de légitimation : & quant à la Noblesse de race , elle doit venir du Père, del’Ayeul & Biíâ'yeu! : Or, ajoute-il, le Bâtard légitimé à la poursuite de son Père,n’est pas néanmois légitimé , ni reconnu pour enfant par le Père & par l’Ayeul deson Père : c’est pourquoi il faut que le Bâtard d’un Gentilhomme y fasse inférer laclause d’Anoblissement. Et quant aux immunités, les Bâtards n’en ont aucune,selon cet Auteur, bien qu'ils se disent Nobles, 8c qu’ils vivent noblement , s’ils nefont pourvus de Lettres de Déclaration de Noblesse, & de nouvel Anoblissementpar le Roi, riatdibus reflitHti fìnt, aut referiptum Nobilìtatìs ìmpetraverint.
Afin d’ôtcr toute difficulté , il vaut mieux fe servir de ces deux clauses ; car com-me un Bâtard sorti d’un nom Noble a autant besoin de Lettres de légitimation , quecelui qui se veut prévaloir de la Noblesse , il est plus à propos d’empîoyer l’une &l’autre clause. Néanmoins , anciennement il étoit de Tissage, comme j’ai dit,que le Légitimé étoit anobli , 8c l’Anobli légitimé. Tout Bâtard de Gentilhom-me étoit capable d’ctre déclaré-Noble ,8c tout Anobli étoit par conséquent légiti-mé, puisque la Noblesse ne pouvoit être attachée qu’à la condition légitime.
Autrement il saudroit être de l’opinion des Egyptiens, qui au raport de Diodo-^ 1 (re , tenoitnt qu’il n’y avoir point de Bâtards ; "parce que le père seul donnoit l’ctre,
& que la mère ne contribuoit rien du sien, fi non le lieu & l’alimenf. Ils esti-moient, suivant cette même fantaisie, que les arbres qui portoient fruit- étoient lesmâles, 8c que ceux qui n’en portoient point étoient les semelles, qui ne fer voientque pour avancer la saison des autres. Y y