Buch 
Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
Seite
345
JPEG-Download
 

ft) de je s différentes espèces. ; 45

òh ne sçait pas quel fruit fera produit, & sous quelle figure il recevra la lumière ;quil faut être dans la société des hommes pour participer aux effets de leurs ordon-nances ; Sc quainsi la Noblesse étant de Droit civil, il est incapable den recevoirlimpreffion.

*A ceci est oposé la Loi J.jf. de Senatorìbus , qui dit, Si quis conceptus qui d: mft anteqnam pater ejus Sénat u moveatur , natus autem pojì patris amijptnt dignitatem ,mugis est , quasi Senatoris filins intelligaturtempus enim conceptionis speílandum ple-rijque placuit .

Enfin on doit considérer que les enfans à naître sont capables de succession ; queles testamens il n'étoit pas fait mention deux , étoient de nul effet ; & que sui-vant les Loix , ils peuvent être héritiers de leurs pères, encore que posthumes ; enforte quil ny a pas daparence de les exclure de la succession & de la qualité de leursAyeuls , suivant la Loi places fs. de hberis & pofthumis.

On peut faire réflexion que le Roi anoblit ordinairement les enfans nés & à naî-tre > fans attendre quils soient dans lexistence des choses , & quil leur donne paravance ce Titre dhonneur , étendant ses grâces au delà des bornes de la nature :Que.fi Pensant dun Gentilhomme dérogeant ne recevoir la Noblesse ou la roture de sonPère qu'au moment de fa naissance : naissant après lamort.de son père, on pour-roit dire quil ne scroic ni Noble ni Roturier, & que tous les posthumes seroientsans qualité , & comme amphibies.

Dailleurs on demande si la même Loi a lieu à légard des enfans conçus après ladérogeance , puisque les enfans à naître sont anoblis par la clause contenue és Lettresdanoblissement, Sc quils ne tirent pas leur Noblesse du chef de leur père , mais dela grâce du Prince ce qui est apuyé da sentiment de Mr. Tiraqueau num. j. er 6..in traci. de Nobilit.

Il y a des sentiraens contraires ; car lànoblissément étant une récompense de îavertu de son Auteur , le descendant du dérogeant nest pas bien fondé à conserverune quali^ qui ne lui vient pas immédiatement du Prince , mais du chef de son pè-re, qui layant comme perdue.avant fa naissance, lui laissé aussi peu de droit d'yprétendre , quà un bien de fortune qui auroit été dissipé.

Plusieurs estiment que fi le Père & lAyeul ont dérogé , la Noblesse est éteinte,Sc que les enfans nobtiennent plus le bénéfice de restitution : car tout ainsi C disent«eux qui tiennent cette opinion ) que pour prouver une Noblesse , il suffit de véri-fier que le Père & lAyeul ont vécu noblement : de même elle se perd par des actescontraires , Cum nìhil tam naturale quam eodem genere unum quodque dijsclvi quo ctsl-ligatum est : & eadem fint principia destruítionis quam constitutionis.

Aussi Barthole dit que la Noblesse se perd par cette maniéré de dérogeante , in L,naturale est unumquodquc jf. de re judic. comme le privilège se perd nen usant pasper longum tempus juxta L^voluntate Co d. de excusât tuterum.

Néanmoins il est certain que la réhabilitation se peut obtenir en tout temps, nem-pe ab sívo , sitavo , ulterioriqut gradu , nayant aucun degré préfix ; comme il sedit de Romulus qui chercha la Noblesse.de ses Ayeuls de plusieurs siécles.

Principium fummi generisSacula, cognâtes venit adusque Deos ,.

Mr. le Bret est dopinion que le rétablissement de la Noblesse dérogeante se peutétendre jusques au septième degré , comme la cogitation ou parenté L. 4. de grad.tognat. & §.fìn. Inst. de succefs. cognât, enfin quon peut être restitué ìntra fepti-mum gradum.

Ceux qui sont contre ce sentiment, disent que cest le porter bien loin, L quen

revolutqgue quarens