ff) de je s différentes espèces. 547
Pour les enfans à naître ou qui naissent après que le Père 3 perdu la Noblesse , ifsne font pas Nobles, soit que la Noblesse ait commencé au Père 011 à l’Ayeul : carsi elle a commencé au Père, & que le Père l’ait perdue avant la naissance de ses cn-sians, ils ne sont pas enfans d’un Père Noble , mais d’un Père qui a perdu fa No-blesse ; & partant, ils ne sont pas extraits de noble Sang. L. quod mstrumff. de rcgul.Jur. Si elle a commencé à l’Ayeul ou de plus haut, ils n’y peuvent venir quepar le moyen de leur père, qui n’étant plus Noble, ne leur peut donner ce qu’ila perdu , selon la glose , in L. qui filiam §. Sabinus jf. ad TrebelL. Joannes Faber tit.28. définit. 25. Paulus Castrenfïs in Cons. 421. colleíì. 2. lib. 1. confil. ; z 2.colleíl. z. lib. 2. Andréas Tiraquellus de Nobilitate cap. 3 5. num. 1. Le Bret P lai -doyé 3 J . fol. 214.
Le remède est, que la veuve & les enfans de celui qui a perdu ses privilèges, ob-tiennent de nouvelles Lettres pour être restitués de ce que leur Auteur a fait deschoses dérogeantes, & pour être remis en leur premier dégré & prérogative de No-blesse : ces Lettres s’obtiennent eu la Chancellerie, & fe vérifient comme les Ano-blisscmens.
CHAPITRE C X L I.
Si le Noble perd fa Noblesse par l'exercice da trafic, & fi en t abstenant des Arts .mécaniques il reprend fa Noblesse.
E Ntre les Loix que Lycurgue établit pour les Lacédémoniens, il y en avoir unequi ordonnoit, que tous les métiers & Arts mécaniques luisent délaissés auxesclaves & aux étrangers, qui ne jouissaient point du privrlége de Bourgeoisie, met-tant entre les mains de ses Citoyens & gens libres seulement, le bouclier & lalance.
Guy Pape met en question , si les Nobles qui exercent le trafic , & qui font mar-chandise , doivent être assujétis aux subsides. II répond par comparaison , que files Clercs qui se mêlent du négoce séculier sont privés de leurs privilèges, in cap.fin. extra de vita & bonefiate clericorum ; les Nobles ne doivent pas jouir de leursprivilèges, ne vivans pas Noblement, L. 3. §. i.jf. demunerib. & hornrib. dr L.Nobiliores Cod. de commcrciis & mercatoribus dr L. milites Cod. locati. iVlais fi lesNobles dcrogeans s’abstiennent de trafiquer, ils retournent à leur privilège ; commeil fut jiigé au Parlement de Dauphiné au sujet de Claude Corty Marchand Drapier,dont les fils Hugues & Paul Corty surent déclarés Nobles, parce qu’ils vivoientNoblement : L’Arrêt est du 15. Février l’an 1497. ,
Ranchin en ses annotations dit que tous Nobles, soit d'origine ou par les Char-ges , qui s’abstiennent des Arts mécaniques, sent réputés Nobles par Ordonnancedu Roi Charles VI. Baron, autre Docteur en ses Annotations, dit que le Princerestitue facilement ceux qui ont e'xercé le trafic , ou leurs enfans après leur mort,pourvu que leurs ancêtres aient été Nobles, & que ceux qui se font restituer soientrésolus de vivre noblement. Si parentes erant Nobiles, & ipfi filii nobiliter viverevelint.
La Noblesse , selon Loiseau, est un caractère ineffaçable, de même en quelque fa-çon que le caractère de la Cléricature , qui ne s’efface jamais, étant inséparable dela personne , comme les rayons le sont du Soleil.
II y a des Docteurs qui disent que la Noblesse se perd par l’exercice des Arts mé-caniques; mais la plupart avouent que ceux qui font issus de Noble race, recou-vrent leur Noblesse aussi-tôt qu’ils quittent le négoce. C’est l’opinion de Guy
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Loiseau tr.des Officesliv. r ch.9.noir.b. 37.Git idu P a) alicaj 106.num. 2.Ríbtfus ad