C *sa\ Hcomment*
& de ps différentes espèces. z,?;
Jules Capitolin entre les éloges qu’il donne à lTmpereur Antonin le Débonnaire,dit qu’il étoit diligent agrìcultor.
Latimis Vacatus dans le panégyrique qu’il fit à l’Empereur Théodofe , se sert deces mors , Theodofium Imper At or em agricolam aliquandoprœfìit.sf;.
César dans ses Commentaires, écrit que les Germains ou Allemans s’apliquoierità l’agriculture , Germani agriculture Jludent.
Les Laboureurs lònt en respect parmi les Indiens, selon les Rélationsqui s’en pu-blient. ,
Guy Pape ayant proposé dans ses Décisions, si l’exercice de l’agriculture & duGuido Papelabourage par ses propres mains & en son propre fonds , déroge au privilège de N T o- s< de ■'No-blesse , décide que non ; mais que celui qui fait profession de cultiver les terres d‘ m~ CHÍtura 'trui pour en tirer profit, déroge à fa qualité , Dici poteft eos qui mercede conduUi ,
alienos agros colunt , Nobilitati derogare.
Comme le Clerc ou Ecclésiastique qui cultive les champs de fa dépendance,ne dé- Rébus. /*roge pas à son privilège , selon Rébuffe en ses Commentaires in conflitutiones Regias ; l ’t.de mtrc.mais bien s’il cultive les terres qui apartiennent à autrui : De même, le Noble ne p a W ô^ < Ar*déroge pas à fa Nob^este en cultivant ses propres possessions, suivant le sentiment de r g tlI ’ aa 'Papon en son recuei d’Arrêts. titre des
On peut ici remarquer que le labourage est de si grande recommandation, qu’il Tailles,est défendu d’arrêter pour dette les animaux , les chaînes & les outils qui servent àcet usage : B oves & aratra & alia ad agrìculturam pertinentìa capi non pojfunt protxecutìone velpignore. L. executores & L. fequentem in authentica , y ayant même'des Réglemens faits fous ce Régne fur ce sujet.
CHAPITRE C L X I I I.
Si par de’rogeanee l’on peut prescrire le port de ses Armes . Si P Aîné qui dérogé, trans-porte les pleines Armes a son puîné : & fi par cession volontaire cela se peut.
Q Liant à la première question , l’on ne prescrit point le port de ses Armes endérogeant : car encore que la dérogeait ce soit une tache , néanmoins le prin-cipe demeurant incorruptible , puisque les droits de Sang ne se prescrivent pas, lesArmes se conservent & se perpétuent dans la famille.
Si l’aîné déroge , il ne transporte pas ses pleines Armes à son puîné, car il est ca-pable de se relever. Même cela ne se peut pas faire par une cession volontaire , carla primogeniture qui est un droit attaché au Sang est inaliénable & hors le commercedes hommes ; Ses Armes lui viennent de fes Ayeuls, 8c il ne peut pas détruire lanature qui lui donne ce droit d’aînesse , qui a fes attributs indivisibles & insépara-bles de son sujet.
Je parlerai plus amplement des Armoiries dans un Traité exprès que j'espère bien-tôt donner au public,
CHAPITRE clxiv.
De l’Vsarpation de la Noblesse.
Î A Noblesse s'usurpe par plusieurs moyens, soit par les Offices & par les Pri-^ viléges attribués aux Officiers, ou par l’acquisition des fiefs & Seigneuriesqui donnent autorité fur les peuples, & le crédit à ceux qui les possedent, d’usur-per les titres 3: les marques de Noblesse. Les Avares usurpent souvent cette qua-
Eec ij