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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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TRAITÉ

DE LA NOBLESSE

ET DE SON ORIGINE.

SUIVANT LES PREJUGES RENDUS PAR LES COMMISSAIRES

Députés pour la vérification des Titres de Noblesse.

AVEC LA DÉCLARATION DE SA MAJESTE’ , ARRESTSGr Réglemens du Confetl fur le fait de ladite vérification.

A Nature ne sait pas les Nobles, ni les Roturiers : la con- Quod a ddition qu’elle donne aux hommes est d’être libres ; & si nous jusnaturaleremarquons d’autre différence entr’eux , elle est plutôt uneffet de 1 autorité souveraine, une recompeníe de la vertu , nesíe q U aIesou l’éxécution des Loix civiles, qu’un privilège de la nais- àr.L.-xoskfan ce. Les Romains, les François, les Allemands Sc les aitnut f.autres Nations n’auroient pas fait de Loix différentes pour re i" > Hr 'acquérir la Noblesse, si elle étoit un droit qu’on aportât envenant au monde ; Car enfin la Nature est par tout la même.

On auroit fort inutilement ordonné que la femme Noble , qui s’abaisseroit à prendreun mari d’une condition Roturière perdroit fa Noblesse, de mêmeque celuiquis’oc-cuperoit à des emplois mécaniques ; Les droits du sang étant immuables, il n’aurcátpas été au pouvoir des hommes de les altérer.

Ce feroit donc une erreur de croire que la Nature fe mêlât de la différence des con- Jura fan-ditions, c’esb un pur ouvrage de l’autorité du Prince & des Loix civiles , qui ont g ul ’nisnuIIoétabli certains moyens par lesquels on fait la distinction des états & des personnes, àpip'v VCe n’est pas que la Noblesse n’ait un fondement réel, la veru en étant la véritable s unt . l. fur.source , la personne en qui elle est reconnue porte en soi la cause essentielle & naturelle/, de rcg.de cette illustre qualité. suris.

Mais cela seul ne lui suffit pas, il faut un aveu public de cette vertu , un sceau & Nobiiitasune impression qui en laisse un témoignage autentique : & comme en France, il aliudn’apartient qu’au Roi de le donner, parce qu’il ne se trompe pas dans ses jugemens, ^o-n^tavir’ou qu’il n’y trouve pointele contradicteur , c’est aussi à Sa Majesté feule à qui par tusTc/r. mles maximes du Royaume , il apartient d’snoblir. apist. ak

Et certes il étoit bien expédient que ce fût un droit de Souveraineté , les hommes H;Yr.naturellement jaloux de la vertu d’autrui, se seroient .rarement accordés fur un telpoint, ou bien il fiât arrivé que chacun se statant, se sût crû assez vertueux pourprétendre d’être estimé Noble : de forte que ceux qui auroient mérité un tel Titre,eussent été privés par un effet d’envie de la récompense qui leur étoit dûe , Sc lavanité des autres les eût fait plaindre fans raison de l’injustice de l’opinion publique.

Ce n’est pas au reste par une feule voie que le Prin ce rend ce témoignage de lavertu de ceux en qui il reconnotc un mérite particulier : 11 k dçnne ou par des I.et-

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