io Traité singulier
'/grippa de * Hoëpingue est de sentiment quePharamond& les Rois de France ses successeurs»incertitudi- ont porté premièrement un Ecu de sable à trois Crapaux d’or, pour marque qu’i'ls.ne 8$ va- habitoient line terre féconde, grasse , & abondante en toutes sortes de biens, & de^ittinschn- k'^ûesses : Pharamundi enim , ut fertur , feculo , Franc or um Reges tres aureos Basanestiarum & * n nì f rt coloris areagerebant , il!o fenfa hieroglifico , quod fient Bafones pinguiorem ter-trtium de ram eligant , ita Franci ttberiorem fìbi hoc figno ut ente s pojjidcndum fumpferunt agrum.arttHeral- f Maïs Robert Gaguin , Jean Nauclet, Cruíìus 8c Sumff, disent unanimement ,*Theodo 'ns c l ue ces ^ rmes ^ ont d’or à trois Crapaux de’ fable : Colorent arceaurcitmfive ftavum,fíoepingus & Ranas nigr as suisse. De cet avis font encore Marjol, Jean Bertole, & Geliot »
/. x. claf. qui ajoute que les François venus des Paluds Meotides portoient des Crapaux, parcej. p. 285. que ce font des lieux boueux & marécageux.
(Roberii M. du Tillet apuyant cela , dit que ì’Ecu Royal fut changé ap.rès le Baptêmed u R°i ^ovis premier Chrétien, & que fes prédécesseurs Rois, selon les Chroní-p sa ^ C ' ’ ì> ‘ ques, portoient auparavant trois Crapaux en leur Ecu.
Fàuclerus Ces opinions font judicieusement réfutées par Papíre Masson , parce qu’elles nevil. z. font fondées fur aucune bonne autorité : p Quorumàam opinio ejì Bufones in mìlitiaCofmogra- jìgno Francité olim vifos , quod ’illi nalla autoritate dicant. Et il y a lieu de croirefhagen. ^q Ue p on a p H prendre des Fleurs-de-Lis mal faites pour des Crapaux; § car seloncip:o!^ rin Claude Paradin, les Fleurs-de-Lis qui ctoient reprefentées en boíîe dans la ville deCrusiuspar. Nifmes, leur ressembloient si fort,.qu’on croyoit que ce fût des Crapaux, bieni. Annal, que ce fût des Fleurs-de- Lis.
Siievial. i. Enfin, quelques Auteurs voulans qu'il y ait de l’armonie, & de la convenanceSum/F li entre ^ es Crapaux & la Fleur-de-Lis, fe fervent du témoignage de Vigenere , queebronic'. ' la cervelle d'un Coq étant bien cuite, nette, entière &fans fracture, represented’unc. 17. côté un Crapaux, & de l’autre une Fleur-de-Lis. Et fiquidém , ( ) dit Grégoire,quod admìratus fttm in capite Galli Gallinacei in cerebro intégré, f ne fractura exojfatocomperies in fack ma Bufoncm, quo in dorfum verso altéra f,deie exprimitur mira dr»tificioLili uns.
Indice Armoriai de Louvain Geliot. f Lib. 3. Annaíum. S Alliances Généalogiques de la Maison de France,g Bla.fc Vigtntre en Jts Annotations fur les Commentaires de César. ( ) Petrus Gicgvr. I. i.c. u. num. z*
foannesBjrto(. inHist. Lu-xemb. c. s
CHAPITRE VII.
Le l’erìgine des dr me s de France avec les Fleurs-de-Lis-, & qu'on les a aujjî blaftnnéetavec la Fleur d’Iris , o» de Pavilée.
nantie, r. 6.
Monafte-rium Gau-divaílis inV.tzcefiCarnotenfiOrdinisPretmonf-tiatenftscirca an -num TU J.k nobiti vi-re Bartholo-méo Domi-no de R<:yaFranc*
Q -Uelque origine qu’aie. cette Fleur,.elle a fait depuis plusieurs siédes Psion-neur de nos Monarques, qui comme.bien-aintés de Dieu & des hommes,’font leur demeure entre les Lis : Dilethis meus mihi , qui pafeitur inter Lilia.
Plusieurs ont été en peine de trouver-le-tems que hé Blason des Fleurs-de-Lis àcommencé dans les Armes de France. L’Histoire de l’Abbaye saint Barthélémyde Joyenval au'Diocèse de Chartres, premièrement fondée fous l’invocation de No-tre-Dame, nous veut persuader, que près d’une fontaine qui étoit à la solitude dece lieu , l'Ecu de France semé de Fleurs-de-Lis fut révélé par un Ange à un pieuxHermite, qui porta Clovis à le prendre, après qu’il fut fait Chrétien Pan 496.Mais ceux. qui disent qu’il y avoit alors un Abbé de Joyenval, qui reçut d’un Angecet Ecu de France, se mécontent sort, parce que la fondation de ce Monastèresut faite environ Pan 1221. par Barthélémy Sire de Roye, où il est enterré avecPetronillc sa femme, & il sut bleslé à la bataille de Bouvines combattant J’anfous le Roi Philippe Auguste.