du B f tison- 11
Mais cet Auteur semble se contredire en un autre endroit, ou il ráportè qu’il n’a.vu aucunes marques de Fleurs-de-Lis, que depuis Louis le Gros, du régne du-quel, ou peu de tems auparavant, il semble que les Armoiries, ce dit-il, commen-cèrent d’être héréditaires atix familles.
Rigord Historien de Philippes Auguste, raconte qu’à la bataille de Bouvines,qu’il gagna fur Othon 111 . l’an 1214. la Bannière ou Etendart Royal qui y futdéployé, étoit de bleu céleste, plein de Fleurs-de-Lis-d’or, & qu’on accourut àl’ar-mée pour le voir. Accurrerunt quant-ocìus a d aciem Régis , ubi videbant ftgnum Ré-galé vexillum flortbus Lilii difìinclum , cjttod ferebat illo die Çillo de Adontigniaco miles --fortijjìmus. Ce qui est confirmé par Guillaume Guiart vieux Poë.te François ,de même siécle , en .ces vers
Galon de Adontigny porta-,
Oh la Chronique faux témoigne ■> -A Fleur-de-Lis-d'or a ornée ,Puis le Roi fut cette journéeA l'endroit du riche Etendart ..
Guillaume de Nangis parlant dé l’Etendart de Fiance fur Farinée 1130. dit quelés Fleurs-de-Lis à trois feuilles y étoient reprefentées, c’est-à-dire, que la figure L ^ s
d’aujourd’huiest semblable à celle-là : Confueverunt Reges in fuis Artnis & vexillisElorem Lilii depiélum cum tribus foíiis déportare^
L’anneau d or du Roi S. Louis, qui est au Trésor de Saint Denis, est semé (
Fleurs-de-Lis, garni d’un grand saphir, fur lequel est gravée l’image du même Saint Antiquitésayec ces deux lettres , S. L. qui veulent dire Sigillum Ludovtci ; par ce qu’il s’en deParis 1.4.,servoit pour sceller ses Ordonnances. cb. 1. où id-
* Papire Masson décrivant la victoire que Philippes le Bel remporta fur les Flamans deconduits par Guillaume Comte de Juliers, à Monts en Puelle l’an 1304. témoigne rs n[ p^is**qu’il étoit remarquable par les Fleurs-déLis. . x ^
§ Dante , ennemi de la France , dit en mépris du même Philippes le Bel , qu’il Annal.ayoit fouillé les Fleurs-de-Lis, en faisant arrêter dans Anagnia Bonifàce VIII. Qtd SaraCo-que ce Poëte ne disoit pas tant pour la révérence qu’il portoit au Pontife, que pour T
la haine qu’il portoit au Roi : & il n’a pû s’empêchec de dire combien ces marques deiïogaultdu Royaume étoient précieuses. tnritêrtntc
Le port des Fleurs-de-Lis est encore autorisé par Vincent de Beauvais, par l’an- Bonifàcetienne Chronique de F Abbaye de Saint Denis, & par Auguste Galand., qui a écrit f/liu ,* ve *de l’Etendart de France , & de la Chappe de Saint Denis. ^Tnne^"
Etienne Pétard ancien Maître des Comptes de Bourgogne, a été curieux de r tarifa At -marquer dans l’Histoire qu’il a publiée de cette Province., un chiffre de Clo.vis avec n bus h if--un paraphe, dont la figure est -empreinte en une Chartre de la fondation qu’il fit fanicis tik. .de F Abbaye apellée Môutier-Saint-Jéan, données Reims l’an 482. Et encore un I î v /- 6-autre chiffre de Clotaire , fils de ce premier Roi Chrétien , qui paroît en une Char- ’
tre donnée à Soissons l’an 516. pour confirmer la fondation de cette Abbaye. . Anagnia e@Mais descendant dans la troisième Race de nos Rois, pour trouver des marques une-ville d»--des Fleurs-de-Lis, il raporte trois, autres. Chartres de Robert le Pieux, Roi d zf-Abiu%z£iFfance , avec cette inscription , Robertus Dei gratta Francorum- Rex : la premièredonnée fur la rivière de Meuse, à l’entrevûe qu’il fit l’an 1006. avec Henri sonfils , qu’il fit couronner Fan 1027. la seconde à Argilli, & la troisième à Sarmoise. .
Ces deux dernières datées de l’an 103o.-contiennent les donations qui fit ce Princeà Geoffroi Evêque de Châlons fur Saône, à l’Abbé de Saint Benigne de Dijon , &■
- celui de Saint Hipolite, k il est representé jusques à la ceinture, les deux mains