t© Traité fingulier
Nicolas qu*en ht troisième Race , les Enfans pnifnés des Rois de Ta première branche déMergeron en Bourgogne ont porté bandé d’or & d’azur à la bordure de gueules. Ceux de Ver-son Valois mandois & de Dreux , l’Echiquier d’or & d’azur, ces derniers y ajoûeans une bor-'• dure de gueules. Ceux de Courtenay , d’azur semé de billettes d’or , selon Gu^quilUen' Coquille ; & les laissant depuis, ils prirent d’or à trois Tourteaux de gueules, quison Hifl. de e ^ ^-^ cu d L Courtenay; toutes ces Branches n’âyant jamais porté les Armes Roya*Nivernais, les, dans le tems qu’elles ont paru..
Louvain Geliot dit, que depuis Charlemagne jusques à Philippes le Conquérant, il n’yCeliot, in- a eu aucun fils ni frère de Roi , sinon l’aîné , qui ait porté les Fleurs de Lis -, ceeiiee q u i e ss tiré des Ecritures du Roi Louis XI. produites au procès contre Marie deBourgogne , touchant le Duché de Bourgogne > qu’il montre être venu de la Cou-ronne , alléguant entr’autres raisons, que bien que d’ancienneté les Ducs ne portafrsent point les Fleurs de Lis, mais seulement la bannière de six pièces en bande d’or& d’azur, les émaux de France étoient pourtant la marque de l’origine des Princesde Bourgogne..
La même chose s’observoit au sait des Armes & des Noms-.en toutes les grandeslfamilles : car les fiefs, dit M. du Tillet, ayant été faits héréditaires &c patrimoniauxdepuis l’an 900. & fur la fin de la seconde lignée , la Noblesse de France prit dessurnoms, qui n’étoient continués qu’au fils aîné, qui héritoit du principal domaine;& les pnifnés prenoient leurs surnoms- du principal fief de leur partage. Depuis ,chaque surnom a été d’ordinaire continué en la lignée , comme l’Armoirie. Maisles pnifnés des Rois prennent le surnom de France avec les Fleurs de Lis, depuis SaintLouis, qui le premier le permit avec brisure, dit la Chronique de Berri. Néanmoinsle surnom de France n’est pas continué aux Enfans des puifiiés dé la. Maison Royale,qui prennent celui du principal Titre de l’apanage.
CHAPITRE X.
Ttepiis quel tems le Blason des-Fleurs de Lis a été héréditaire à la .Maison Royalei
Histoire de Uelques-uns sont d'avis , comme raportent Messieurs de Sainte - Marthe »
ta Maison qu’Eudés Comte de Paris-, qui-fut élû Roi de France.durant la minorité de
de brance, Charles le Simple , l’an 88$. introduisit en France la Bannière semée de Fleurs détem 1. j-; s s oll f ans sombre , pour l’heureux-augure des Rois infinis qui lui dévoient suc-céder : Opinion qui n'est pas suivie , disent-i!s, par M. du Tillet, lequel estimeque le grand Clovis prit pour Ecu-Royal les Fleurs de Lis*
Livre 4. Villani veut que Hugues Capet, premier Roi de la troisième Race, & tous ceux£n Histo- d e fa famille , aient toûjours porté en leurs Armes des Fleurs de Lis d’or en champrien Fíoren- d’azur , & que Charlemagne ait aussi porté de son tems en la seconde Race , l’Ecudu té-niede*** 1 ' P aF “' d-’°r à. l’Aigle à deux têtes de fable , 8 c> d’azur aux Fleurs-de-Lis d’or íànsj?bili[>pes le nombre.
3 d. L’on remarque aussi dans l’aneien Cérémonial du Couronnement dé nos Rois ï
que les-Abbés ou les Prieurs de Saint Denis. en.France font obligés de portera Reimsla Couronne , le Sceptre , Scia Tunique couverte de Fleurs-de-Lis-d’or de.Charle*magne.
D- fis An - Claude Fauehet dit qu’il ne se souvient- point dans leS profondes recherches qu’il
siqmiés agites, d'avoir vû des Armoiries marquées de Fleurs-de-Lis avant Pépin* 8c quegauloises, les anciens Rois scelloient leurs Lettres ou Chartres fur or, ou fur cire, avec uneimage en pourfil , comme l’on voit en une pièce de monnaie dé Charles le Simple »qui eíiatt Trésor de VEgliíê ds Notre-Dame de Parisj