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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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3 6 Traité singulier

André Ra- Fa vin est encore de ce sentiment, que Clovis portoit d’azur à trois Fleurs d’e Lfi

•vin en son d’or : que ceux de la-première lignée n’avoient que trois Fleurs de Lis., & ceux de’d^honneur k'*" econ ^ e H"»ee sortis de Martel, portèrent fans nombre; que Pépin sema son Ecu y .«Sr de che- & à ion imitation Hugues Capet ,’ chef de la troisième lignée , que ses successeursvalerie. prirent jusques au régne de Charles VI. qui réduisit ses Arrhes à trois Fleurs de Lisfeulement, comme elles étoient fous la première lignée.

MarcWl- La Colombiére veut que cette réduction se fit l’an 1380. premier du régne deson de la Charles VI. 8c M.du Tillet en 1381. comme il est porté dans faChronique Latinedes Rots de France.

eeHérot.'iue. C’est encore l’opinion de Charles Segoing , qu’ëllës furent réduites cette annéeChronique par mystère, pour le symbole tout divin que contient ce nombre»imprimée . * Hoëpingue & Nicolle Gilles, mettent aussi cette réduction en l’an 1381.8c di-l an i (fo. sent que-Charles VI. l’ordonna après la victoire remportée fur îes Anglois en Ere»ene Hen * a ss ne • LV enïm tria tantum Lilia pingerentur pro multts erexit Carolus fextus ReXry u. viÉlis Anglis in Armoricis Campis. Mais cette bataille est fort incertaine.

* Theodo- t La cause de cette réduction des Fleurs de Lis avec la date de l’an 13 84. est rapor-ri Hoepingì tée dans l’Histoire du Roi Charles VI. attribuée à Benoît Gencien , qui veut quetle jure in- j £S p] eurs à Lis aient cessé d’etre fans nombre , & réduites à trois, en faveur deà'E ^ Louis de France Duc de. Guyenne , fils de ce Monarque, pour désigner les troisf Histoire Vertus Royales, la Valeur, la Sagesse 8c la Foy : tria. Lilia fideifapicntie df milité*dt l'Abbaye stmulacrum ; 8c à ce propos Givaldus a fait un éloge du triomphe des trois Fleursde Saint de Lis. U en est aussi: parlé dans Chassanée» qui dit que les. trois Fleurs de Lis<Denys. étant en nombre ternaire > est le nombre des nombres, puifqu’il contient le com-

Sriptores mencement, le milieu 8c la fin : tria Lilia in temario numéro est numerus totalitatis,de gcflis continet enim principium , médium dr finem -, 8c Forcatule dépeint les Fleurs de Lisd’or au nombre dé trois au champ d’azur : depìnguntur Lilia aurea.in ternario nu-méro "s in colore xcaphìreo exprimuntur.

II y a de la contradiction entre la date de l’ân. 13.84. 8c la naissance du PrinceLouis fils de France qui est marquée au zz. Janvier 139,6. de forte qu’il n’est pasné au tems que l’on établit cette réduction , comme il fe peut voir dans l’Histoirede fëan Juvénal des Ursins..

II y a encore contrariété, en ce que l’on veut que les Fleurs de Lis aient étéut. réduites, soit en 1380. 13.81. ou 13 84. car les Aimes de § Jean de France Duc de

"Bartholom. Berry.,.fe remarquent semées de Fleurs de Lis, avec la bordure engréíée l’an 1408.chaflaneus au}c quatre coins du portail de l’Eglife des Innocens à Paris, 8c à la Sainte Cha-ti^mundii P e H e , íairit Sauveur de Bourges,.qu’il fonda l’an 1404. 8c où il fut inhumé l’anpart. I 4 I< ^*

cons.. 3 u f Les Armes du Roi Charles VI. accompagnées de celles d’Isabeau de Bavière

verbe j ut qu’il épousa l’an 1384.se voient semées de Fleurs de Lis à la Chapelle de saintpUnintpag. y ves ^ paris, à la Sainte Chapelle du Bois de Vincennes, dite de la Trinité, que^ Charles V. son père fit bâtir l’an 1379. Dé même en l’Eglife de saint Saturnin deSiephànits - Gentilly près le Château dé Vicestre , que le. Duc de Berry fit construire ; dans leBumuuliu nouveau Couvent des Carmes de Rouen , dont Jean Duc de Betfort fut fondateurlib. 6 . rfe i'an 1418. En l’Hôpital saint Graciera à Caen dépendant de celui des Quinze-U Vingts Aveugles à Paris, duquel le Roi Charles VI. 8c Ifabeau de Bavière étoient* bienfaicteurs, 8c enfin en plusieurs autres lieux.l’an 1413.

ïrancorumRegum ,fag. 405 .foan. Lud.Givaldus.Tomo deTriumphoirium Lilia-rumfran-

§ Antiquités de Bourges par-sean chenu.

B Théâtre des Antiquités de Taris par sacques dií Brueil. Ailires Antiquités de cette Ville par Ctaudi rMaiingiî, Registres du Tukelt\onagt de Rouen*.