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En ce même Hôpital des Quinze-Vingts font les Armes de Charles VI. à la Vitredu bas de l’Eglife , lesquelles sont d’azur à trois k leurs de Lis d’or, Le parties demême avec celles d’Isabeau. de Bavière, son épouse > savoir lozangé en bande d’ar-gent Le d’azur ; & fur la petite porte il y a une Vitre qu’on attribue à ce Monar-que, qui est toute semée de Fleurs de Lis..
Cela fait bien voir l’incertitude du tems de cette réduction, que quelques-uns, jíndrêfelon Favin , mettent l’an 1412. & d’autres en 1414. Néanmoins Froissart, vin, Tbéâ*-Monstrelet, & des Ursins, remarquent qu’à l’entrée d'Ifabeau de Bavière faite à t,e d ilon “Paris le Dimanche 20. Juin 13 8p. il y avoit un Ciel richement orné des Armes Frais
France & de Bavière , à un Soleil d’or refplendistant, qui étoit la Devise du Roiyj,,., ^Charles VI. Que devant la fontaine de la rue saint Denys tout y étoit paré d’un Hifl. d’En-drap de fin azur, peint & fémé de. Fleurs de Lis d’or, & que devant le Grand Châ- gwrand d*telet il y avoit un beau lit tendu dé tapisserie de couleur d’azur à Fleurs de Lis Monfirtlet td’or, qui repréfentoit le Lit de Justice des Rois ; qu’au milieu il y avoit un cerfportant une Couronne d’or à son col, avec les Armes du Roi, qui sont d’azur à '-vr/înr.trois Fleurs de Lis d’or , bien richement fait.
Et à l’entrée du Roi Charles VIII. faite à Pisé le Samedi 20. Juin 1495. les rues André-étoient tendues & parées ; & aux fenêtres, aux portes & autres lieux des maisons, delaVigne ».il y avoit des Bannerettes, & des Ecussons semés de Fleurs de Lis; en. sorte qu e Breton > enles Fleurs de Lis font tantôt fans nombre, & tantôt réduites. s* Re J atit , n
Ni colle Gille nous veut persuader qu’elles furent réduites err 1381. Mais il est C f }ar i SScertain que par Lettres du 29. Janvier 1394. le Roi Charles VI. permit à Jeanyui. ésGaleas, Vicomte Duc de Milan, Comte de Vertus, de porter son Ecu écartelé de ville d'ittm-France aux Fleurs de Lis fans nombre, & de.Milan. Voici comme en parle For-à-catule. Non t Amen videtur statim mutationem banc esse, cum multis pojî annìs dit ■
29. Januarii 1394. Comiti Firtutum , Duci Adcdiolanenfì , baredibufque illìutsculum ut d. Gaílico Signa ex Liliatis Floribus innumeris dr Aíediolanenji dijìinftur».babcrent, permiferit, ex quo fequitur tllud nondum ad tres Flores redaclum.
Ce n’est pas une maxime générale que l’Ecu de France aie toujours été fémé avanclà réduction ; car on voir à l’Abbaye Notre-Dame du Lis près Mëlun, que lesArmes de Louis VIII..v sont reprefentées avec.une feule Fleur de Lis, parties decelles de Blanche de Caílille son épouse.,. qui en est fondatrice j non avec un seulChâteau y comme il est ordinaire, mais au nombre de cinq posés en sautoir.
L’únique Fleur de Lis fe volt aussi.en l’Ecu de Philippes le Hardi, parti de.celuide Marie de Brabant fa femme , dont le symbole est un Lion , qui font gravés enpierre à l’Abbaye Notre-Dame d’Ivernaux en Brie, fondée par Maurice Evêque de.
Paris sous le nom de Montesti : ce que M. de Beaulieu dû Becthomas Comman--dataire de cette Eglise, qui est des plus curieux-, a même remarqué en ses Mémoires.
Les vieux Sceaux Royaux de Louis-lë Jeune, de Philippes Auguste & de saintLouis, font reprefentes avec une. feule Fleur de Lis, comme. Olivier Uredius Ta.remarqué : ainil il y.a de la variété en. tous ces exemples.
L’Auteur anonime du Traité de l’Oristâme assure avoir vû le Sceau de là Réa-gence durant que Philippes le Hárdi étoit en Arragon , qui avoit seulement troisFleurs de Lis. II remarque austì que Mathieu de Vendôme Abbé dé.saint Denys,
& Simon Sire.de Nesté, Lieutenans pour le. Roi pendant son absence , expédièrentau mois de Juillet 1282. des Lettres Patentes fous le Sceau Royal en cire jaune àtrais Fleur-s de Lis.. De là il faudroit insérer que les Fleurs de Lis- semblent avoirété réduites avant le tems que l’on a voulu fixer cette réduction-.; mais il n’y a ja-mais eu.de régie certaine, & chaque Roi en a usé de la manière qu’il lui a plu.; -Qu bien, **il semblent, que nos Rois laissoient souvent la liberté, aux Ouvriers de.