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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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z 8 Traité singulier

representer lôurs Ecus à leur fantaisie ; ce qui se vérifiera amplement dans la fuite.

Nous aprenons des Mémoires de M. du Frefne du Cange , qu’ila vû deux SceaixJLé premier est le Sceau Royal de Nismes du Roi Philippe le Bel de l’an 1508. «u»porte trois Fleurs-de-Lis seulement, 2. & 1. avec ces mots à l’entour : Regalis (u-ri<t Nem.mfenjis , & l’original est à la Chambre des Comptes de Paris. L’autre :stun Sceau de la Prévôté de Beauquène , l’unedes sept Prévôtés du Bailliage d’Amieis,lequel n’a que trois Fleurs-de-Lis, & est attaché à des Lettres expédiées fous le régiede Philippe de Valois. Et M. Doujat assure avoir vû un autre Sceau du même régie,,où cette réduction à trois Fleurs-de-Lis est observée.

M. Perron de Langres en son Histoire manuscrite de la Maison de 6ravilie , lé-litière de Jean de Montagu , -Grand-Maître d’Hôtel de France, & Fondateur tesCélestins de Mareouííy , a remarqué qu’il y a en ce Monastère un Sceau du FoiCharles V. de l’an 1376. où il ne paroîc que trois Fleurs-de-Lis.

Le même Auteur est saisi d’un Manuscrit in folio qui apartenoit à Louis Sire deG ravilie Amiral de France , contenant un grand'Inventaire des Meubles de la C cit-ronne , fait fous le régne de Charles VI. par ordre de l’alphabet, dans lequel, faisla lettre F , à l’antique , est un Ecu émaillé de France , ( c’est-à dire d’azur ) kune Fleur-de-Lis d’or garnie de pierreries, pour fermer fur l’épaule un habitiesatin azuré nommé Sep ou S op , qui pouvoit être une espèce de manteau Royd ,dont parle la Cerda.

A l’article suivant, il est sait mention d’un autre Ecu d’azur à six Fleurs-de-Iiïd’or , garnies de pierreries.

'Antiquités Les Carmes de la Place-Miubert à Paris exposent en public le jour de la Fête dede Rouen saint Louis , 25. Août , un Chasuble fait d’un des manteaux de ce grand Sain' ,par F. Fa- q U j est brodé de plusieurs Ecus de France à trois Fleurs-de-Lis seulement, mcésd’a'utres figures de molettes posées en sautoir.

Les Armes de Béatrix de Bourbon Reine de Bohême , se voient en huit endrotsde son sépulcre de marbre noir, qui est au Couvent des Jacobins de la rue saint Jac-ques à Paris. Elle font parties au premier de celles de Jean de Luxembourg son ma i,qui sont écartelées de Bohême & de Luxembourg ; au second , de France à quatreFleurs-de-Lis, posées une en chef, deux en flanc, & une en pointe à la cottic:,qui est la brisure de la branche des Ducs de Bourbon , Comtes de Clermont ; & esFleurs-de-Lis sont ainsi réduites, pour se conformer sans doute à l’Ecu fait en b-zange de certe Princesse , qui mourut le 2 5. Décembre 1383. Sa figure se volt sirun pilier dans le Chœur , du côté gauche du grand Autel ; fa sépulture , qui éteiten ce lieu , ayant été transportée entre deux Chapelles de l’aile de cette Eglise , <ùelle est maintenant.

Aux vitres du Chapitre de ce Monastère font représentés quatre Ecus d’armes cuRoi Philippe le Bel, & de ses trois fils, Louis Hutin, Philippe le Long , & Charesle Bel, avec l’effigie de Jeanne Reine de Navarre , leur mère. Le Peintre ayaittantôt semé cesEcusde Fleurs-de-Lis en nombre infini , tantôt aussi en nombre ;r-rêté , bien au-delà du ternaire, sans qu’il ait eu la pensée de le faire, parce que esfleures de ces Fleurs-de-Lis paroiffent n’avoir point d’autre nombre que fa volonté;& il a observé la même régie dans les Armes des branches de Valo:s , d’Evreux & leBourbon , & dans celles des Rois de Navarre & de Castille , lesquelles y sont peti-tes'semées , encore que leur figure soit singulière en leur Blason.

Au dessous de la Sainte Chapelle du Palais à Paris, est une autre Chapelle doitles dehors du portail sont ornés des Armes du Roi saint Louis qui en est le Fonda-teur , par Chartre de l’an 1248. Elles sont semées de Fleurs de Lis, & de Châteatxfans nombre , soit que 'cela se fît pour la conformité des Fleurs de Lis, ou que ce