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Traité de la noblesse et de toutes ses différentes espèces / par De La Roque
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Prince voulût honorer son origine maternelleen mêlant cës symboles âvëè cëux deFrance. Deux de ses frères puînés Robert Comte dArrois , & Alfonce Comte dePoitou , brisèrent leurs Armes à peu près de la même maniéré , en mémoire de laReine Blanche de Castille leur mère ; car le premier portoit son Lambel de quatrependans, chargé douze Châteaux , comme il sevoit au Tombeau de Marguerited'Artois, femme de Louis de France, Comte dEvreux, morte lan 1311. qui estdans le Chœur des Jacobins à Paris ; & lautre portoit de France parti de Castille àlìx Châteaux,; le tout gravé avec les Armes de Toulouse à la Croix clechée, échan-crée 8 c pommetée , au Tombeau de Jeanne Comtesse de Toulouse épouse de cePrince Alfonce , morte lan 1271. qui est en lAbbaye de Gersy, quils tirent^bâtir.

Le Lambel de lEcu seméde Fleurs de Lis, qui est au Tombeau de Philippe de Le Das France.Duc d.Orleansdans les Cordeliers à Paris, vers le grand Autel, est de quatre Philippes. pendans., & ailleurs de trois. De même Charles & Louis de France Rois de Sicile, 0, rut-chefs des deux Branches des Comtes & Ducs dAnjou , portent diversement ^

Lambel qui brise leurs Armes ; car le premier y mçt quatre pendans , & le dernier u Maisonnen met que trois comme leurs.descendans ; ce qui se voit entre les quartiers dal- de France ; .liance de la Maison de Lorraine , bien . que ce soit le même Ecu qui est référé áu & son 10m-Royaume de Naples & de Sicile. /*..

La même chose se peut remarquer aux brisures de besans qui fervent de furbrisuresyê»v/>íf'ofî*ès Armoiries des Comtes & Ducs dAlençon , puînés de la Branche de Valois, dontle nombre a toûj-ours-été incertain 8 c fans régie , mais proportionné à la dimension a& étendue de lEcu , & partant arbitraire à larchitecte.

M. Hautin remarque que les Monnoyeurs Bretons en usoient de même, à la

-monnoie que faifoit forger Jean V. Duc de Bretagne ; car elle étoit tantôt marquée-de trois mouchetures dhermines, tantôt aussi semée à linfini, qui est le véritableEcu dhermines, dont les mouchetures ne doivent pas être réduites, .puis quenablasonnant lEcu dhermines la panne y est comprise en son entier. -

Revenant aux Fleurs de Lis, M. de Brianville en son Abrégé Méthodique & sa-vant de lHisioire de France » quil a présenté à Monseigneur le Dauphin , assurej avoir un Calice dor donné par le Roi Charles V. à la Sainte Chapella du Palaisà Paris, il paraît des Ecus, donc les uns font semés de Fleurs de Lis, & les autresnen ont que trois. II allégué M. de Terouenne , qui raporte avoir des Mon--noies de Philippe VI. marquées dune Croix, accompagnée de quatre Ecussonsavec chacun trois Fleurs de Lis seulement, de même que de Jean son fils, en fa repré-sentation à cheval , & dit que Charles VI. avoir son Ecu à trois Fleurs de Lis tim-bré dun heaume à lantique avec son volet, & la Fleur de Lis pour cimier. .

Ainsi, il estime que Charles VI. nestpas le premier qui na porté que trois Fleursde Lis ; mais quil est vrai que depuis lui, nos Rois ne les ont pas portées semées-,

6 quauparavant ça été Louis le Jeune qui a marqué le premier ses enseignes à ^

Fleurs de Lis. Austì quelques Curieux ont, dit-il , conjecturé que ce pourrait â»"Tien être la cause pourquoi il fut surnommé Florus, & ont cité à. ce propos Orderi c. na tbi Ec-Vitalis Moine de Saint Evrout dOuche , Auteur dune Histoire Ecclésiastique dectcfiastic*---Normandie 8 c dAngleterre, dont je raporterai ici le texte : Philippin Rex anno Regni Historiafui xr.vis. IV. Kal. ylagufli mortuus est , erc. Seqttentì autem Dominico Ludovicus Jv J

7 heobaldus , filins ejus Jlnrelidfiis mtronix.atus ejì l fie. hic yldclaidem filiam ílumberti ,.; £J ; Régis

Prìncipis Intermontium duxìt uxorem , qu<t peperit ei quatuor filios , Philippum , Lu- Anglia &dovicum Florutn , Henricum , & Hugonem. Ducis N or-

M. Berruyer de Saint Georges, qui a fort étudié la matière des Blasons, rédui-!<e a,1 ~iânt toutes les opinions en un seul article , est davis premièrement que les Armes de^^g^*