Signard , Louisnatif deCondé furNoireau en
Norman- de Bourgogne, s’y
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"France ctoient des fers de javelot nommés Francises, plutôt qne des Fleurs de Lisqui en seroient la figure , fe sondant sur ce que Grégoire de Tours ne parle point dela révélation qu’on prétend avoir été faite à l’Ermite de Joyenval, quoi qu’il nefût pas fort éloigné de ce tems-là ; que pour Fanciennete de ces Armes, il c roi t vo-lontiers qu’elles n’ont été héréditaires que depuis Louis le Gros, ou meme depuisLouis le Jeune j & que comme il n’y a rien d'écrit touchant la réduction des Fleursde Lis.au nombre ternaire , il ne pense pas qu’on en puisse rien assurer , à moins quede s’arrêter à l’opinion commune , que depuis Charles VI. ce nombre a été parti-culièrement fixé.
Olivier de la Marche en ses Mémoires, dit que Jean le Févre de saint Rémi, Roid’Armes de l’Ordre de la Toison d’Or , étoit d’avis, au sujet des Armes du Ducde Bourgogne , que le fils de France dévoient porter semé de Fleurs de Lis, & nonîe Roi de France. Auífi les Princes de la Branche de Bourgogne n’ont jamais ré-duit les Fleurs de Lis, ou rarement, non plus que ceux des Branches de Berri ,d’Evreux , d’Artois, ni des deux Branches d’Anjou ; mais seulement celles d’A-lençon & de Bourbon, à l’itqitarion des pleines Armes de France.
'Bngttemid, U y a plusieurs Ecus au Couvent des Jacobins de Caen , fondé parle Roi saint)uis, qui favorisent l’opinion d’Olivier de la Marche. On y remarque à la Cha-pelle de sainte Catherine , dite Notre-Dame de Pitié, les Armes du Roi Charles V.avec trois Fleurs de Lis ; & celles de Philippes le Bon & de Charles le Guerrier Ducsvoient semées de Fleurs de Lis avec la brisure ordinaire à cette,die,de f Or- Branche , ôc les quartiers de Bourgogne ancien, de Brabant, de Limbourg & dee Flandres avec l’aliiance de Portugal; mais les Fleurs de Lisdel’Ecu d’Isabelle de•vêque'd’Au- Bourbon Duchesse de Bourgogne , y sont réduites à trois.
xerre , & Nous aprenons d’un ancien Monument en Vers Latins rimés, qui est gravé con-■Confcfleur tre la muraille du grand Cloître de la Chartreuse de Vauvert à Paris, pour la fonda-de Charles, tion de quatre Cellules que fit Pierre de Navarre Comte dc Mortain l’an 1390. quede'smir >UC ^ es Armes ce Prince,fils puîné de Charles IL Roi de Navarre, Comte d’Evreux,gagne,a fait & de Jeanne de France , font écartelées de France & de Navarre. Celles de Francefaire les vi- à trois Fleurs de Lis feulement, & non semées comme elles fe voient en plusieurs Vi-tres dc cette tres de l’Eglise des Carmes à Paris -, pour Jeanne d’Evreux Reine de France, partiest 8U P rem ' er ^ôté de celles de Charles IV. surnommé le Bel son mari, auífi semées.Van 1495 II fe remarque aux Célestins de Paris à la Chapelle d’Orléans, & ailleurs, quefelor.fm épi- Louis de France Duc d’Orleans,& Philipped’Orleans, Comte de Vertus son fils puî-lapbe , qui né, qui mourut l’an 1420. ont toujours porté semé de Fleurs de Lis, brisé d’un Lam-est aux fa- bel;Charles Duc d’Orleans son fils aîné les ayant réduites à trois : & comme il ne dé-céda qu’en 746;. pendant le régne de Louis XI. il est évident que le Héraut saintRémi n’a pas compris que les Ducs de Bourgogne ses Maîtres n’ont pas affecté cettediminution , de nombre de Fleurs de Lis, ne s’étant jamais conformés, ou rare-ment, aux Rois Charles VI- Charles VII. & Louis XI.
M. Tristan de saint Amand , qui attribue la réduction des Fleurs de Lis à Char-les VI. dit pourtant avoir vû deux vieux Ecus d’or de deux Rois portans le nomde Philippe , dont la date du régne ne fe remarque point, qui ont pour inscription :Philippes Dti gratin F.rancornm R ex , où les Fleurs de Lis sont réduites à trois ; & iln’y a point de Roi de France de ce nom depuis Philippe VI. dit de Valois, quiétoit bisayeul de Charles VI.
II y a au Trésor de sainte Catherine du Val des Ecoliers à Paris un Reliquiaired’argent doré de cette Martyre , au bas duquel se voient gravées & peintes les Ar-mes du Roi Charles V. dit le Sage , d’azur à trois Fleurs de Lis d’or, & au dessouscelles du même Monarque , aussi d’azur, mais semées de Fleurs de Lis d’or, & par-
tobins
Taris.