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sures ont été introduites ; & le quatrième , s’ilest certain , on non» que les Fleurs-de-Lis ayent été réduites à trois.
Pour le premier, il est constant que nos Rois ont porté anciennement diverses De-vises en leurs Etendars, comme des Chiffres, des Monogrames, & des Croix, de Histoire dela maniéré quel’Histoire de Beauvais nous represente : Que M. Petau avoit autrefois J/*”™ 1dans son Cabinet une piéce de Monnoie d’argent de Charles le Simple, où étoit mar- L ^° mtquée une Croix un peu pâtée , & des Chiffres au Contre-fcel. Ce n’est pas pour- M .tant que de toute ancienneté nos Souverains n’aient pû porter dans leur Ecu l’arme roue en sesapellée Francise, que plusieurs ont nommée Javelot, Hache , Dard & Pertuifane ; Recherchesmais cette figure peut être plûtôt un Sceptre ou bâton de commandement enrichi ^d’une Fleur de Lis ; & selon la pensée de Strabon , les Rois des Perses, des Medes,des Assyriens & des Babyloniens rehauffoient leurs Sceptres de la gloire de cette bcn } chiuFleur. peric ,
Ne peut-on pas croire que la Fleur-de-Lis est l’extrémitédu Sceptre, puisqn'on ya marqué la traverse qui est entre le pied & la Fleur, qui sert àj’enchassement du g-
fleuron dans le Sceptre ou Verge Royale ? rm fhsîi.
Le Bâton qui foûtient la Fleur-de-Lis, n’est pas moins mystérieux qu’elle feule tquer descar l’on sçait bien que Salomon parlant aux Rois, les invite & exhorte de se plaire pièces dsdans leurs Trônes, & de chérir leurs Sceptres : «ss Velcftamini Scdibus F- Sceptris , ô ri l m ' Wie »Reges terra ! Ce qui s’entend de la Sagesse avec laquelle ils rendent la justice à leurs^^ yàvoît :peuples, étant assis dans leurs Trônes, & de la maniéré qu’ils les gouvernent,le Scep- me Hostietre à la main, selon cette excellente expression de l’Ecriture : § Toile virgeem , (si con - au-desiusgrega populum , (sic. Pafce populam tuum in virga tua , gregem hareditatis tua. d’un Calice^
Mais de tout tems la Fleur-de-Lis qui paraît à l’extrémité du Sceptre , a été plus M ". ri,iers ‘auguste & en plus grande vénération que le Bâton ou soubassement : aussi la tête est ^ ^aìnvplus noble que les autres parties du corps. Sacrement
Cette vérité est remarquée par l’Apôtre, parlant de Jacob, qui adora l’extrémité * V Auteldu Sceptre,en bénissant les enfans de Joseph : *Fide Jacob moriensfingulossiliorum y a- dit la mímS. -Jepìo benedixit, (fr adoravit fafligiam virge. ^trab ib
La même chose se confirme en l’exemple d’Esther, qui baisa le haut du Sceptre jg* * 1 *'d’Assuerus, qui étoit la marque de saclemence: f Extendit contra eam virgam aureamts Lib. Sd*qttam tenebat man h : qu* accédé ns ofculata fummitatem virga , (fr c. At ille Rex , more, sienne c. 6»Sceptrtsm aureamprétendit manu , qm clementiamonJìratHr. v ’
L’on pourrait encore dire que les Fleurs-de-Lis feraient une espèce d’architecture8c d’ornement qui est placé à l’extrémité du Sceptre , de même que les Fleurs-de»
Lis qui servoient de chapiteau aux colomnes du Temple de Dieu : () Et super capìta * né. c.columnorum opus in modum Lilii pofìiit , &c. quafì Lilii Flores » (fr Internas desuper 11 •
«ureas. . t ^
) ( Ceux qui rejettent l’antiquitéimmémoriale des Fleurs-de-Lis » sont en peine de j £^**7sçavoir en quel tems ces symboles ont commencé. La plupart en raportent le com- R ( g. f , 7,mencement au régne de Louis le Jeune , l’an 1179. & disent que ce Prince ayantfait sacrer & couronner Philippe Auguste son fils, les Pairs y firent leur premièrefonction ; & que les ornemens qui servirent, étoient semés de Fleurs-de-Lis pour lapremière fois. Mais l’on peut croire que l’origine de ces Symboles est beaucoup ^ fahén
Gagitin , lib, .
4. c. 1. attribue f institution des Pairs de France h Charlemagne. fean du Tillet en ses Chroniques la rap-porte au même -, néanmoins il avoue qu il peut y avoir de la contradiction , parte que les Fiefs n'étoientpas encore héréditaires. Théodore Heepingue paragr. 6. dit que cette origine s’attribue diversement , fça~voir à Charlemagne , à Pépin & à Hugues Capet. Et sacques - Auguste de T ho u , hifloriarum fui temporis /tomo 6. pag. 31, ne résout point si c est. sons la i. qu la 3. Race , mais fart été feulement an nombre ds£sÌQn\e fapi.