4 S Traité singulier
' plus ancienne , étant fort difficile d’en marquer précisément le tëms ; 8 c je présume
qu’én cette action si solennelle du couronnement de Philippe Auguste , l’on se servitdes Fleurs-de-Lis fans pied destal & fans bâton , pour leur donner plus de justesse»de beauté , & de singularité.
Cette pensée » que ces Armes soient des Sceptres, n’est pas fans fondement ; carLouis le Gros portoit l’Ecu d’azur à huit Sceptres boutonnés , qui se terminentpar des Fleurs-de-Lis d’or, en forme de Labarum , ou de rais d’Escarboucle. II enreste, plusieurs Monumens en la célébré Abbaye de saint Victor à Paris, qu’il fonda,selon Suger , Gaguin, Claude Robert, & autres Historiens, l’an irij.& c’estle Blason qu'elle porte jusqu’à présent, qui se remarque en cette Eglise , en sonChapitre, Réfectoire, Dortoir, & en tous les lieux Claustraux & maisons qui en» ■' dépendent. Ce qu’on apelle Labarum a été fait fur le modèle de celui que fit por-
ter Constantin comme en trophée , lorsqu'il livra combat au tyran Maxence : lahoc Signa vinces.
Cette Abbaye conserve deux Sceaux du même Roi, que M. le Tonnelier , quien est Sous-Prieur, m’a communiqués ; l’un est attaché à la Chartre de la fondationdu Prieuré de Puiseaux faite par ce Monarque l’an 1112. & l’autre tient à la Char-tre de la fondation de cette Abbaye. Ces Sceaux ne contiennent aucunes armes ; lafigure de ce Prince y paroît dans un Trône, tenant un Sceptre, au haut duquel estune espèce de fleuron à trois pointes, & autour est écrit , Ludovic us Dei gratiáFrancorum Rex. .
ûrderici Mais il y a lieu de croire que Louis le Jeune, fils du même Roi, a été le premierVitalìs An - qui a porté les Fleurs de Lis fans bâton , ayant pris en ses Armes les Fleurs qui or-gliger.aVii- no ie n t l’extrémité des Sceptres que le Roi son père & ses prédécesseurs portoient encenjis Ma- j eur$ ja cus . car ce n > a pas àé fans raison qu’il a été nommé Ladovicas Florus , parflafìtci1 bi ft. Ordencus Vitalis , contemporain de son régné.
iib II. pag. On dispute encore pour sçavoir en quelVms les Armoiries ont commencé ; 8 c furL z 6. cela les Auteurs sont fort partagés : mais ii ne faut pas juger des familles ordinaires
comme de la maison Royale. Il est presque certain que les particuliers ne commen-cèrent à porter ordinairrment ces Symboles, que du tems des Croisades, l’an 1096.si ce n’est que l’on déféré au sentiment de Henri Spelman, qui remonte jusqu’en’ 1066.
André Plusieurs tirent cette origine des Joustes 8 c des Tournois, comme André Favin*Favin » lequel parlant de ceux d’Allemagne , dit que le premier Tournoi fut fait par l’Ern-Thcritre pereur Henri, surnommé Loiseleur , Duc de Saxe , le Dimanche d’après les Rois4 Honneur. i’ an 958. où se trouvèrent les Cercles de Suaube , du Rhin & de Bavière , & queles combattans portoient des tresses blondes, des barbes d’or, leurs sayes, cotteid’armes & hoquetons partis, coupés, tranchés, taillés de diverses couleurs.
Virg. iiLS.
Arneas C&farks , nique amen vejìisVirgatis lacent fagulis , tttm latte a collaAuro ìnnettuntur.
Cnbf'el ^ a ‘ s H s e ^ ghfsé une erreur très-groffiére , de croire que le Catalogue qu’ailu Moulin publié du Moulin , & dressé par les Hérauts de plusieurs Provinces , des Armes destu son Htf- Bannerets & Bacheliers, soit aussi ancien que la première Croisade de l’an 1096.loge de Car elle se raportc à la sin du régne du Roi Charles V. & fait ensuite mention dehormandie. Charles fils aîné de France , Dauphin de Viennois ; de Louis de France , Comte deValois, depuis Duc d’Orléans ; de Louis de France , Duc d’Anjou ; de Jean deFrance, Duc de Berri ; de Philippe de France, Duc de Touraine , & enfin de Bour-gogne ; de Philippe de France, Duc d’Orleáns ; de Pierre, Comte d’Alençon ;
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