50 Tr dite singulier
premier de Francs au second & troisième de Dreux, Sc au quatrième de Bretagne*ornées d’un Casque , fur la petite porte de l’Eglife saint Jean fur Renelle à Rouen-lais il faut remarquer, pour lever cette difficulté , que l’Ecu de France en cettereprefentation , non plus que celui de Bretagne , ne patient que pour des quartiers*d’honneur , ainli qu’il fe voit dans les Maisons de Stuard, Albrer, Milan Sc Est ;& non pour être propres à celui qui les portoit, Si fans les référer au Roi Louis le(Bros son prédécesseur , ni aux Ducs de Bretagne ses collatéraux , desquels il ne ti-roir pas son origine : car les puînés de Dreux fe contentaient de briser d’une bor-dure engrêlée , ou d’une cotticede gueules, autrement ils brisaient le premier qtta-dratin d’azur de l’Ecu de Dreux, de Fleurs de Lis d’or , comme il fe peut voir eirlà Chapelle d’Eneval qui est aux Jacobins de Rouen.
Pour ce qui regarde les Fleurs de Lis , qui ont orné, Sc qui orneront à jamaisl’Ecu de France , nous ne voyons aucune Ordonnance de nos Rois qui en ait régléle nombre : Nous avons même aporté plusieurs exemples, qui font voir que dansle même tems les uns le portaient d’une façon , & les autres d’une autre , c'est-à-dire , tantôt fans nombre , & tantôt en nombre certain ; Si il y a bien de l’aparenceque la fantaisie des Graveurs , des Sculpteurs & des Peintres, y a eu souvent plus depart, que l’àutoritc des Princes dont ils representoient les Ecus.dû L’on pourrait pourtant déclarer au sujet de ces différences qui concernent l’Eciide France , qu’il étoit plus beau , plus magnifique , plus somptueux Sc plus vénéra-ble , lot squ’il étoit semé de Fleurs-de-Lis, qu’étant réduit à trois.
Aíanibtis dette Lilia f lents.
*h /luire de- Gela ^ vérifie par le Pavillon , la Bannière de France , le Dais , les Tapisseries ,Guillaume R Panon , le Manteau Royal, la Cotte d’Armes, la Tunique , la Dalmatique , lesde Nangìs. Sandales ,.les Chausses, les Botines, la Chaire , le. Drap de pied , le Carreau , l’EpéeEvgucr- de parement, le petit Coffre , où sont les grands Sceaux du Royaume , & autresornemens qui sont tous semés de Fleurs de Lis en broderie, comme il est raporté èsannées 1 216. 1377. 1445). &. 1)64. dans les Cérémonies observées aux Entrées Scaux Sacres des Rois.
M. du Tillet est auffi d’opinion de préférer le «nombre infini à la réduction ; desorte qu’étant beaucoup plus noble , on le.pourroit rétablir : car il n’y a pointd’.Ordonnance au contraire selon cet Auteur , le sieur Favin , & autres curieux.
Ainsi il y a grande raison d’aprouver plutôt les Fleurs-de-Lis semées fans nombre*,que celles qui font réduites à trois, puis qu’elles representent cette infinité de grâces
MTillet,AndréFavin.Fiigif-
rand deMon/lrclet3 . fol. de/es Chroni-ques.
H'fl. d’A-tain Char -lier.
Mathieud’F.fcouchide Hainaut.R-e talionmanuscrite,cérémonialde France ,pub'-é par.>/■ Gade-
froy-
inventaire
que le Ciel répand fans cesse fur la France.
J’admire pourtant la sagesse de ceux qui les ont réduites à trois ; car ç’a été peut-être pour faire connoître qu’entre tous les peuples qui sondèrent des Royaumes dudébris de l’Empire Romain , il n’y eut que les François qui embrassèrent la Foi or-thodoxe de la Consubstantialité , & qui adorèrent un Dieu en trois personnes égales.On fçait que les Vandales & les Gots, qui occupèrent l’Espagne & PAfrique ,étoient Arriens, auffi-bien que les Bourguignons & les Lombars; & que c’est pourdes mtubks cela principalement, que saint Grégoire Pape promet au Roi Chiìdebert, l’un desduRoichar- fils du grand Clovis, par la Lettre qu’il lui écrit, la continuation des bénédictionstes V1. qui J Ll Ciel, & qu’il dit que les Rois de Ffance font autant élevés par dessus les autres
contient j l,.
bannières, un Pavillon , 66. Tapis, une Dalmatique , une Tunique, une Touaille ou parement d’^ittul ,316 . pièces de drap d’or , /£ plusieurs autres meubles précieux , armoriés de France , & semés de Fleu-rsde Lis d'or. Francia Liliata D. Perronii , feu de Liliatis Regni , Regnúmque Fraacorura Insignibus.Corona , Sceptre , caeteroque Régie cultu tractatus,