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DE l’OrÍGÍNÎ d £ spour «'attribuer le nom de Castillon
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♦obtînt aussi pour «'attribuer le nom de Castillon : de même que firent LouisDolìebert pour s’appeller Philippes , & François Mignot pour prendre celui dr
Bougueren.
Ce fut aparemment dans cette vue que les Etats Généraux assemblés à Paris én1614. & 1615. proposèrent dans le 162,. article de leurs cahiers, qu’il fût enjointJi tous Gentilshommes de signer en tous u 4 clcs & Contrats du nom de leurs familles,
. (y nom de leurs Seigneuries , fur peine de faux d’amende arbitraire.
C’étoit aussi avec beaucoup de raison que le Prélîdent Barthdemi Chassance,difoit qu’il étoit défendu de changer de nom fans l’autorite du Prince: Mutationominis videtur prohibita sue scittt Principis ratione legis eos J]'. Qui se pro milite gejstJs. de Falss ; fed iìla ejl li-cita , dit cet Auteur, quœ damnum & fraudera a.Itérs■non infert.
S’il est défendu -de changer de nom , fans la permission du Roi, cette défense
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nom une particule , dans le dessein /y* /^ 4 ~
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doit ausiì s’étendre fur ceux /qui ajoutent à leur
de l’anoblir davantage. Ils veulent ressembler à ce Simon qui fe ft appeller Simoui-des, êe ils tombent dans l’erreur de croire qu’il n’y a point de noms anciens qui-ne soient devancés d’unc particule. Mais ils pourroient fe reprefenrer qu’il y en atin grand nombre, comme Bertran , Painel, Pellet, Damas , Chabot, Sanglier,
Tournemine, Blosset, Fonçant, Rovaut, Chasteignier, Bacon, Tesson, Gouf-iìcr, qui n’ortt aucune particule. Les véritables Gentilshommes ne cherchent pointces vains ornemens. Ils s’ossensent même quand on les leur attribue, Sc ils ne peu-vent souffrir qu’â regret qu’on leur impose une fausse couleur , qui au lieu de don---à.ner de l’éclat à leurs familles en ternit en quelque forte l’ancienneté. C’a été fansdoute pour cette raison que sacques Tezart Seigneur des Essarts, Baron de Tour- ^
•nebu, fe tint autrefois fort offensé qu’on eût ajouté la particule, de , à foH^ncien ^*vd~&**' a * í * u '*& illustre nom , dont il étoit le dernier des légitimes : fa succession tortpa par (afxîîe unique dans la Maison des Comtes Rhingraves, Princes de SalmeT^Enfin ,
■plusieurs pour plus grande fureté ont pris des Lettres, pour éviter la fausseté que í*Q./ncommettent ceux qui prennent ce privilège de plein droit. —-
Jean Loir Commissaire Général de l’Artillerie & de la Marine du Ponant, obtintla permission d’ajoûter à son nom l’article du, par Lettres Patentes du Roi Henri A/
IV. données en Avril 1596. Et le Roi Louis XIII. par Lettres du z. Mai 161z. ^.accorda une pareille grâce à Ambroise Vie, Sieur du Mesnil Canjon & de Saint- / ófaQuentin de la Roche, Contrôleur du Domaine en Normandie, en lui permettantde devancer son nom de la particule du, II fit vérifier & registrer ses Lettres auParlement, à la Chambre des Comptes & dans le Bailliage de son ressort. Cela doitêtre toujours observé. /Foorrve- JZS'
Avant la fixation des noms & des armes, les puînés pouvoient aussi porter d’au -/tres noms & d’autres armes que leurs aînés pour les distinguer. Jean de Chalon
d’E/cienne Comte de Bourgogne , a été du nombre de ceux qui ont suivi cette 1
maxime j Car il porta avec le nom Chalon, pour armes, de gueules à la bande
Les Sires de Trie de même extraction que les Seigneurs de Châtiment, quiporté d’ancienneté le titre de Comte, prirent le nom de Trie avec 1 Ecu d'or à y
|a bande d’azur , & quittèrent celui fafcé d’argent & de gueules qui est conjointau nom de Char,mont.
Les Comtes de Sanrerre , cadets des Comtes Palatins de Champagne, changéreníseulement leur nom , Sc non leurs armes. Mais depuis !'introduction des brisuresque les noms Sc les armes ont été fixes, ç’a ét® un crime de faux d’y aporte^
du changement
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