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verra que toutes font toujours très-éclairées fur l’ob-jet de leurs recherches ; qu'elles feules peuvent'quel-quefois appercevoir la cause des effets que l’ignoranceattribue au hasard; qu’elles feules par conséquentpeuvent rétrécir 8c, peut-être, un jour détruire en-tièrement l’empire de ce hasard dont chaque décou-verte resserre nécessairement les bornes.
Si les idées & les actions que font concevoir 8cexécuter des passions telles que l’avarice ou l'amour,font, en général, peu estimées,ce n'est pas que cesidées & ces actions n'exigent souvent beaucoup decombinaisons 8c d'efprit; mais c’est que les unes &les autres font indifférentes ou même nuisibles au pu-blic , qui n’accorde, comme je l'ai prouvé dans le dis-cours précédent, les titres de vertueuses ou de spiri-tuelles qu'aux actions & aux idées qui lui font utiles.Or, l’amour de la gloire est, entre toutes les passions,la feule qui puisse toujours inspirer des actions 8c desidées de cette espèce. Elle seule enflammoit un roid’orient, loríqu’il s’écrioit : Malheur aux souverainsqui commandent à des peuples esclaves. Hélas! lesdouceurs d'une jufle louange , dont les dieux & leshéros font fi avides ne font pas faites pour eux. Opeuples! ajoutoit-il ,ajfe^ vils pour avoir perdu le droitde blâmer publiquement vos maîtres y vous ave\ perdule droit de les louer : Véloge de l’esclave efl suspect ;Vinfortuné qui le régit _, ignore toujours s’H efi digned 1 'estime ou de mépris. Eh ! quel tourment pour uneame noble que de vivre livrée au supplice de cette in-certitude !