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caché de ces mêmes pallions. C’est pourquoi, íî la na-ture ne nous donne, en naissant, que des besoins, c’estdans nos besoins & nos premiers désirs qu’il faut cher-cher i'origine de ces pallions factices, qui ne peuventjamais être qu’un développement de la faculté desentir.
II semble que, dans l’univers moral comme dansl’univers physique,Dieu n’ait mis qu'un seul principe,dont tout ce qui a été, ce qui est, Sc ce qui sera,n est qu un développement nécessaire.
11 a dit à la matière : Je te doue de la force. Aussi-tôt les éltmens , soumis aux lois du mouvement,mais ern.ns Sc confondus dans les déserts de Tefpace,ont formé mille assemblages monstrueux, ont produssmille chaos divers , juíqu'à ce qu’enfin ils le soientplacés clans f équilibre & Tordre physique dans lequelon suppose maintenant Tunivers rangé.
II semble qu’il ai: dit pareillement à l homme : Jete doue de la sensibilité ; c’est par elle qn’aveugie instru-ment de mes volontés, incapable de ccnnoître la pro-fondeur de mes vues , tu dois, fans le lavoir, remplirtous mes desseins. Je te mets fous la garde du plaisirSc de la douleur : Tun Sc Tautre veilleront à tes pen-sées, à tes actions ; engendreront tes pallions ; excite-ront tes aversions, tes amitiés, tes tendresses, tes fu-reurs ; allumeront tes désirs, tes craintes, tes espé-rances ; te dévoileront des vérités ; te plongeront dansdes erreurs -, & , après t’avoir fait enfanter mille sys-tèmes absurdes Sc différens de morale & de législa-tion , te découvriront un jour les principes simples,