D Z L' E S P R 1 T.
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CHAPITRE X.
De VAvarice.
L’or & l’argent peuvent être regardés comme desmatières agréables à la vue. Mais, si I on 11e delìroitdans leur posseiìïon que le plaisir produit par l’éclatSc la beauté de ces métaux , l’avare se contemeroit dela libre comremplation des richesses entassees dans letrésor public. Or , comme cette vue ne satisferait pasfa passon , il faut que l’avare, de quelque espèce au’iîsoit, ou désiré les richesses comme l’échange de tousles plaisirs, eu comme l’exemption de toutes les peinesattachées à l’indigence.
Ce principe poíé, je dis que l’homme n’étant, parfa nature, sensible qu’aux plaisirs des íens, ces plaisirs,par coníequent, font Tunique objet de íes désirs. Lapaillon du luxe , de la magnificence dans les équipages,les fêtes & les emmeublemens, est donc une paillonfactice, nécessairement produite par les beíoins phy-siques ou de 1 amour ou de la table. En ester, quctsplaisirs réels ce luxe âc cette magnificence procure-roient-ils à l’avare voluptueux, s’il ne les considéraitcomme un moyen ou de plaire aux femmes, s il lesaime, & d’en obtenir des faveurs ; ou d'en ifnposeraux hommes, & de les forcer, par l’eipoir confusd’une récompenie , à écarter de lui toutes les peinesSc à rassembler près de lui tous les plaisirs ?