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plusieurs d’cntre eux heureux ou malheureux , Sc l’m-térét qu’ils onc tous de mériter une laveur toujoursproportionnée aux plaides qu ils ìauront lui procurer.
Mais, dira-t-on , ne leroit-ce pas plutôt du respect& de l’adoration des hommes dont 1 ambitieux leroicjaloux ì Dans le fait, c els le reípect des hommes qu'ildésiré; mais pourquoi le déliré-1-il ? Dans les hom-mages qu’on rend aux grands, ce n'est point le gestedu respect qui leur plaît : lì ce geste étoit par lui—même agréable, il n est point d’homme riche qui, sanssortir de chez lui , Sc íuns courir après les dignités,ne pût le procurer un tel bonheur. Pour se satisfaire,i! louerait une douzaine de porte-faix, les revêtiraitd habits magnifiques, les bariolerait de tous les cor-dons de l’Europe , les riendroit ie matin dans son an-tichambre , pour venir tous les jours payer à fa vanitéun tribut d’encens & de relpects.
L’indifférence des gens riches pour cette espèce deplaisir, prouve que l'on n’aime peint le respect commerespect, mais comme un aveu d’infériorité de la partdes autres hommes, comme un gage de leur disposi-tion favorable à notrs égard, & de leur empressementà nous éviter des peines & à nous procurer des plaisirs.
Le délit des grandeurs n’est donc fondé que fur lacrainte de la douleur ou l’amour du plaisir. Si ce désirn’y prenoit point ía source , quoi de plus facile quede déíabuser 1 ambitieux ? O toi , lui dirait-on , quisèches d'envie en contemplant le faste & ia pompedes grandes places, o!e t'élever à un orgueil plus noble ;Sc leur éclat cessera de t’en imposer. Imagine, pourTome II. G